lundi 26 mars 2018

Mon coeur se tord


Ps 54
1 Au maître de chant, avec instruments à cordes.
Cantique de David.

 2 Mon Dieu, écoute ma prière,
n'écarte pas ma demande.
3 Exauce-moi, je t'en prie, réponds-moi ;
inquiet, je me plains.
4 Je suis troublé par les cris de l'ennemi
et les injures des méchants ;
ils me chargent de crimes,
pleins de rage, ils m'accusent.
5 Mon cœur se tord en moi,
la peur de la mort tombe sur moi ;
6 crainte et tremblement me pénètrent,
un frisson me saisit.

Viens Esprit Saint, viens habiter nos cœurs quand nous sommes menacés par la peur, viens nous apporter les mots de la supplication pour nous tourner vers notre Dieu.

Au maître de chant, avec instruments à cordes. Cantique de David : certains psaumes présentent des ressemblances telles qu’ils semblent parfois « recopiés » de l’un à l’autre ; tel est par exemple le cas des psaumes 13 et 52. Voilà pourquoi nous prenons directement le psaume 54. Le premier verset, cette fois, ne donne pas le cadre « historique », mais en lisant les psaumes à la suite, on pourrait supposer que David, toujours en fuite devant Saül, « est caché au désert » de Ziph (Ps 53,2 avec lequel les points communs sont nombreux).

Mon Dieu, écoute ma prière, n'écarte pas ma demande : nous sommes à nouveau en présence d’un psaume de supplication individuelle, un appel vers Dieu pour qu’il écoute son fidèle en danger.

Exauce-moi, je t'en prie, réponds-moi ; inquiet, je me plains : que Dieu écoute, et surtout qu’il réponde, qu’il exauce, car l’inquiétude a gagné son âme. L’auteur utilise ainsi à la suite quatre impératifs pour convaincre son Dieu.

Je suis troublé par les cris de l'ennemi et les injures des méchants ; ils me chargent de crimes, pleins de rage, ils m'accusent : le psalmiste exprime son trouble. D’autres traductions (« je divague » « je m’agite »… ou encore « être sans repos », « être hors de sens ») traduisent encore mieux la fébrilité, l’émotion qu’il ressent devant l’acharnement des méchants qui se traduit de nouveau par les méfaits de la langue : cris, injures, accusations… La violence verbale est insoutenable.

Mon cœur se tord en moi, la peur de la mort tombe sur moi, crainte et tremblement me pénètrent, un frisson me saisit : la description se poursuit, les images s’additionnent : terreurs mortelles, frison d’horreur…

Seigneur Dieu, fais que nous nous tournions toujours vers toi lorsque nous sommes troublés. Ecoute-nous, et, dans ta bonté, exauce-nous, protége-nous. Tu es le Dieu fidèle, béni sois-tu.

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