samedi 25 mars 2017

Allonge tes cordages

Es 54
2 Elargis l’espace de ta tente,
les toiles de tes demeures, qu’on les distende !
Ne ménage rien ! Allonge tes cordages
et tes piquets, fais-les tenir,
3 car à droite et à gauche tu vas déborder :
ta descendance héritera des nations
qui peupleront les villes désolées.

Viens Esprit Saint, viens faire vivre cette parole en nous, qu’elle devienne réalité en nos cœurs.

Elargis l’espace de ta tente, les toiles de tes demeures, qu’on les distende : qu’il est suggestif ce verset ! Quelle belle invitation à l’ouverture, à l’accueil, l’hospitalité, et, plus précisément, dans le cas présent,  promesse de descendance.

Ne ménage rien :
la première promesse (33,20) était que les piquets ne seraient pas enlevés ni les cordes arrachées : les tentes tiendraient bon, en opposition avec les « tentes dévastées » et les « cordes arrachées » de Jérémie (10,20). Cette fois, on va bien au-delà, c’est toute son énergie qu’il faut mettre pour élargir la tente (la maison, la cité, le peuple, l’Eglise…).

Allonge tes cordages et tes piquets, fais-les tenir : combien cette image peut nous accompagner et inspirer tout qui a un jour planté une tente ancrée dans le sol par ses seuls piquets et ses cordages bien ajustés.

car à droite et à gauche tu vas déborder : promesse de descendance et de fécondité qui parcourt tout le Premier Testament depuis qu’elle fut adressée à Abraham. Il va y avoir « débordement », surabondance. Déjà les fils s’étaient plaint (49,20) : « l’espace est trop étroit, place pour moi ! Tiens-toi serrée que je puisse habiter ». Cette fois il ne s’agit plus de se serrer, mais de déborder, d’agrandir, d’élargir.

ta descendance héritera des nations qui peupleront les villes désolées : et à la descendance se joindront toutes les nations pour faire un seul peuple.


Seigneur Jésus, toi qui es venu pour tous les hommes, donne-nous un cœur aux dimensions du monde, creuses-y la place pour que nous puissions – sur tes pas – y accueillir tous nos frères.

vendredi 24 mars 2017

Des acclamations

Es 54
1 Pousse des acclamations,
toi, stérile, qui n’enfantais plus,
explose en acclamations et vibre,
toi qui ne mettais plus au monde ;
car les voici en foule, les fils de la désolée,
plus nombreux que les fils de l’épousée, dit le SEIGNEUR.

Viens Esprit Saint, viens nous faire entendre les promesses de salut qui nous sont adressées.

Pousse des acclamations : nous ouvrons un nouveau chapitre qui va être tout entier constitué d’un discours adressé par Dieu à Sion. La promesse de réhabilitation de la Cité sainte, déjà présente çà et là dans les chapitres précédents, va maintenant être largement développée.

toi, stérile, qui n’enfantais plus : cependant la ville ne sera jamais nommée, mais bien désignée par les différentes formes de déchéance dont elle fut l’objet : stérile, veuve, abandonnée… etc…

explose en acclamations et vibre, toi qui ne mettais plus au monde :
Jérusalem, vue comme l’épouse du Seigneur, peut faire éclater sa joie car elle retrouve cette place.

car les voici en foule, les fils de la désolée, plus nombreux que les fils de l’épousée, dit le SEIGNEUR :
voilà qui rappelle les paroles que Dieu vient d’adresser à son Serviteur (53,11) et il en sera ainsi tout au long de ce discours. L’Israël fidèle, dans la bouche du prophète, est à la fois figuré par le Serviteur et par Jérusalem.

Seigneur Jésus, mets sur nos lèvres les chants de louange, nous qui sommes témoins de tes bontés. Donne-nous de porter du fruit nous aussi et d’y trouver notre joie.

mercredi 22 mars 2017

Comblé

Es 53
11 Ayant payé de sa personne,
il verra une descendance, il sera comblé de jours ;
sitôt connu, juste, il dispensera la justice,
lui, mon Serviteur, au profit des foules,
du fait que lui-même supporte leurs perversités.
12 Dès lors je lui taillerai sa part dans les foules,
et c’est avec des myriades qu’il constituera sa part de butin,
puisqu’il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort
et qu’avec les pécheurs il s’est laissé recenser,
puisqu’il a porté, lui, les fautes des foules
et que, pour les pécheurs, il vient s’interposer.

Viens Esprit Saint, viens nous éclairer afin que cette parole nous fasse grandir dans la connaissance et l’intimité de notre Dieu

Ayant payé de sa personne, il verra une descendance : après le prophète, voilà que Dieu reprend la parole pour conclure ce passage qui se termine avec le chapitre. Comme en 52,13-15, quand Dieu parle, le ton et le sens sont complètement différents, à l’opposé d’un dieu qui veut la souffrance (v. 10) !! Au contraire, il s’agit maintenant de la réalisation du dessein de Dieu qui se concrétise dans la descendance promise.

il sera comblé de jours : « de jours » a été rajouté, le texte dit simplement « il sera comblé », ce qui encore plus beau : « il comble son bien-aimé » chantons-nous dans le psaume.

sitôt connu, juste, il dispensera la justice : dès qu’il sera « connu », dès que l’on aura connaissance de ce qu’il est – avec le sens profond du mot connaître dans la Bible. Alors, lui qui est le Juste, pourra offrir et répandre sa justice.

lui, mon Serviteur, au profit des foules, du fait que lui-même supporte leurs perversités : comme nous l’avons déjà lu (v.4) le serviteur porte, emporte, se charge lui-même de nos douleurs.

Dès lors je lui taillerai sa part dans les foules, et c’est avec des myriades qu’il constituera sa part de butin, puisqu’il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort et qu’avec les pécheurs il s’est laissé recenser, puisqu’il a porté, lui, les fautes des foules et que, pour les pécheurs, il vient s’interposer : conclusion qui reprend la mission de salut réalisée par le Serviteur et termine ce long poème (52,13 à 53,12) qui, pour la tradition juive, met en scène l’Israël fidèle, et, à partir de Jean-Baptiste, a été appliqué à Jésus.


Seigneur Jésus, avec toi nous voulons contempler l’Histoire du Salut destiné à tous les hommes. Si tu es ce serviteur qui a « payé de sa personne » tu attends aussi que chacun de nous y apporte sa pierre au jour le jour en essayant d’y accomplir ta justice. Apporte-nous ta lumière et ta force.

mardi 21 mars 2017

Comme un agneau

Es 53
7 Brutalisé, il s’humilie ;
il n’ouvre pas la bouche,
comme un agneau traîné à l’abattoir,
comme une brebis devant ceux qui la tondent :
elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche.
8 Sous la contrainte, sous le jugement, il a été enlevé,
les gens de sa génération, qui se préoccupe d’eux ?
Oui, il a été retranché de la terre des vivants,
à cause de la révolte de son peuple, le coup est sur lui.
9 On a mis chez les méchants son sépulcre,
chez les riches son tombeau,
bien qu’il n’ait pas commis de violence
et qu’il n’y eut pas de fraude dans sa bouche.
10 Le SEIGNEUR a voulu le broyer par la souffrance.
Si tu fais de sa vie un sacrifice de réparation,
il verra une descendance, il prolongera ses jours,
et la volonté du SEIGNEUR aboutira.

Viens Esprit Saint, éclaire pour nous cette parole, donne-nous l’intelligence de ces textes, qu’ils puissent nous révéler les desseins de notre Dieu.

Brutalisé, il s’humilie : dans ce « morceau », c’est d’abord Dieu qui a parlé (52,13-15) pour annoncer l’exaltation de son serviteur ; puis les foules (53, 1-6) qui remettent honnêtement en question leur regard sur le Serviteur : jusque là, on suit bien ! Dans le passage d’aujourd’hui, le prophète reprend la parole, et il enchaîne sur la réflexion des foules et l’humiliation du serviteur.

il n’ouvre pas la bouche, comme un agneau traîné à l’abattoir, comme une brebis devant ceux qui la tondent : elle est muette ; lui n’ouvre pas la bouche : l’agneau du sacrifice, présent dans le premier Testament depuis l’Exode, et bien sûr repris dans le nouveau Testament, à propos de Jésus lui-même. Toute l’iconographie nous rend présent cet Agneau, image du don parfait de lui-même qu’a accompli le Christ.

Sous la contrainte, sous le jugement, il a été enlevé, les gens de sa génération, qui se préoccupe d’eux ? : « il a été enlevé », encore une expression qui reviendra dans les Evangiles à propos de Jésus, ainsi en Matthieu (9,15) : « l’époux leur sera enlevé ». Quant à la « génération », le mot ne convient pas au sens où nous l’entendons, il serait plus explicite de lire « les gens de cette sorte », ou « les gens (méprisés) comme lui ».

Oui, il a été retranché de la terre des vivants, à cause de la révolte de son peuple, le coup est sur lui : nouvelle insistance.

On a mis chez les méchants son sépulcre, chez les riches son tombeau bien qu’il n’ait pas commis de violence et qu’il n’y eut pas de fraude dans sa bouche : difficile de voir le lien ici entre méchants et riches, mais une autre traduction donne « chez ses morts » à la place de « chez les riches ». Là n’est sans doute pas le plus important.

Le SEIGNEUR a voulu le broyer par la souffrance : par contre nous nous heurtons ici à une affirmation qui nous pose probablement problème dans la bouche du prophète. Et si nous cherchons une traduction plus littérale, on trouve « Le Seigneur s’est plu à le faire souffrir » !!! Heureusement nous sommes – et nous restons – ici en plein dans une conception de l’Ancien Testament, et cette formulation, cette façon de voir, ne sera, elle, pas reprise, ni ailleurs dans l’Ancien Testament, ni a fortiori dans le Nouveau.

Si tu fais de sa vie un sacrifice de réparation : nous savons qu’en Israël les sacrifices humains étaient absolument proscrits et ce texte est le seul dans toute la Bible qui présente une victime humaine offerte en expiation. Quant au terme « victime d’expiation » issu du vocabulaire sacrificiel de l’Ancien Testament, il sera repris par Paul (Rm 3,25) ou Jean (1 Jn, 2,2) pour évoquer le sacrifice volontaire du Christ.

il verra une descendance, il prolongera ses jours, et la volonté du SEIGNEUR aboutira : le passage se termine sur cette promesse de fécondité pour le serviteur qui aura accompli sa mission jusqu’au bout.


Seigneur Jésus, toi qui as accepté d’être livré aux mains des hommes pour leur assurer le salut, nous te rendons grâce pour tant d’amour et nous te demandons de pouvoir vivre chaque jour dans cette joie de nous savoir sauvés, vivant de ta vie.

lundi 20 mars 2017

Gage de paix

Es 53
4 En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées,
ce sont nos douleurs qu’il a supportées,
et nous, nous l’estimions touché,
frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il était déshonoré à cause de nos révoltes,
broyé à cause de nos perversités :
la sanction, gage de paix pour nous, était sur lui,
et dans ses plaies se trouvait notre guérison.
6 Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants,
nous nous tournions chacun vers son chemin,
et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui
la perversité de nous tous.

Viens Esprit Saint, viens enraciner en nous cette parole pour qu’elle nous tourne vers notre Dieu.

En fait, ce sont nos souffrances qu’il a portées, ce sont nos douleurs qu’il a supportées : l’auteur, pourtant encore en Exil, tend déjà ici à relire le rôle du Serviteur; ce verset sera repris par Matthieu de façon très éclairante (Mt 8, 17) : au lieu de souffrances (en fait « péchés ») portées, Matthieu parle « d’emporter nos infirmités » et à la place de douleurs supportées, il parle « de se charger de nos maladies », citation qui suit et explique les exorcismes et guérisons réalisés par Jésus à Capharnaüm : Jésus n’est pas d’abord un serviteur souffrant mais celui qui, en guérissant les malades, se révèle comme Sauveur.

et nous, nous l’estimions touché, frappé par Dieu et humilié : toujours cette tentation de se prendre pour juge et d’attribuer à Dieu  jusqu’au mal qui frappe l’homme….

Mais lui, il était déshonoré à cause de nos révoltes, broyé à cause de nos perversités : déshonoré, ou « transpercé »… Les écrits pauliniens vont largement reprendre et approfondir ces versets.

la sanction, gage de paix pour nous, était sur lui, et dans ses plaies se trouvait notre guérison : étonnant raccourci qui nous rappelle à propos la finalité : nous apporter la guérison, le salut, la paix de Dieu.

Nous tous, comme du petit bétail, nous étions errants, nous nous tournions chacun vers son chemin, et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui la perversité de nous tous : les brebis s’étaient dispersées, égarées, elles ont besoin d’un serviteur/berger : « Vous étiez égarés comme des brebis, mais maintenant vous vous êtes tournés vers le berger » écrira Pierre (1P 2, 25) en référence à ce verset.


Seigneur Jésus, rassemble-nous dans ta paix, toi qui nous apportes sans cesse guérison et salut.

dimanche 19 mars 2017

Méprisé

Es 53
1 Qui donc a cru à ce que nous avons entendu dire ?
Le bras du SEIGNEUR, en faveur de qui a-t-il été dévoilé ?
2 Devant Lui, celui-là végétait comme un rejeton,
comme une racine sortant d’une terre aride ;
il n’avait ni aspect, ni prestance tels que nous le remarquions,
ni apparence telle que nous le recherchions.
3 Il était méprisé, laissé de côté par les hommes,
homme de douleurs, familier de la souffrance,
tel celui devant qui l’on cache son visage ;
oui, méprisé, nous ne l’estimions nullement.

Viens  Esprit Saint, viens changer nos cœurs, viens changer notre regard sur tous les méprisés.

Qui donc a cru à ce que nous avons entendu dire ? Le bras du SEIGNEUR, en faveur de qui a-t-il été dévoilé ? : avant de reprendre longuement le thème du Serviteur, l’auteur pose deux questions, comme pour réveiller l’attention de ses auditeurs/lecteurs, les mettre eux-mêmes au centre de ce que Dieu leur a manifesté.

Devant Lui, celui-là végétait comme un rejeton, comme une racine sortant d’une terre aride : en trois versets, la fin du chapitre 52 nous avait tout dit du Serviteur, opprimé par les hommes et exalté par Dieu aux yeux du monde. Mais une telle concision n’est le propre, ni du langage prophétique, ni de la transmission orale. Nous allons dès lors pouvoir « approfondir » cela durant tout le chapitre 53. Le Serviteur est donc d’abord présenté comme une pauvre plantule qui végète. Mais il y a une petite note d’importance pour ceux qui le verrait abandonné : il demeure « devant le Seigneur » !

il n’avait ni aspect, ni prestance tels que nous le remarquions, ni apparence telle que nous le recherchions : avec insistance dans la répétition, l’auteur montre comment tout se joue autour de « l’aspect », « l’apparence », tout ce qui peut être tellement trompeur, amener à des déductions tellement erronées et à des attitudes inadmissibles. Esaïe parle d’ailleurs en « nous », il s’assimile au peuple, il reconnaît que tous se sont laissés prendre par cette apparence.

Il était méprisé, laissé de côté par les hommes : car, en s’attachant à l’apparence, on aboutit souvent dans le mépris, la mise à l’écart, nous dirions aujourd’hui, à l’exclusion. Mais cela, c’est le fait des hommes, le prophète tient à le repréciser.

homme de douleurs, familier de la souffrance, tel celui devant qui l’on cache son visage ; oui, méprisé, nous ne l’estimions nullement : devant un être souffrant, on tend à détourner le regard : c’est le cas souvent dans la Bible, c’est le cas dans la vie. Le mépris aboutit au besoin de rendre l’autre inexistant. Jésus, lui, posait son regard sur les malheureux qu’il croisait, il voyait ceux auxquels personne ne faisait attention.


Seigneur Jésus, toi qui as connu les humiliations des hommes, qui a affronté en silence leur mépris, donne-nous de te contempler dans cet amour incommensurable que tu portes à tous les hommes, à travers toutes nos défaillances. Béni sois-tu pour ton amour qui nous sauve.

samedi 18 mars 2017

Emerveillées

ES 52
13 Voici que mon Serviteur réussira,
il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême.
14 De même que les foules ont été horrifiées à son sujet
– à ce point détruite,
son apparence n’était plus celle d’un homme,
et son aspect n’était plus celui des fils d’Adam –,
15 de même à son sujet des foules de nations vont être émerveillées,
des rois vont rester bouche close,
car ils voient ce qui ne leur avait pas été raconté,
et ils observent ce qu’ils n’avaient pas entendu dire.

Viens Esprit Saint, viens nous révéler le Christ au travers de cette prophétie.

Voici que mon Serviteur réussira : nous entrons ici dans une vingtaine de versets considérés comme le sommet de l’œuvre du « Deutéro-Esaïe » autrement dit attribuée au « Second Esaïe » ; les premières générations chrétiennes y ont directement vu le Christ-Serviteur.

il sera haut placé, élevé, exalté à l’extrême : la parole est d’abord donnée à Dieu – dans les 3 versets de ce jour. C’est lui-même qui annonce la victoire et l’exaltation de son Serviteur. Le terme « élevé » prend toute son importance. Jean, notamment (12, 32) approfondira les notions de victoire et « d’élévation » de Jésus.

 De même que les foules ont été horrifiées à son sujet – à ce point détruite, son apparence n’était plus celle d’un homme, et son aspect n’était plus celui des fils d’Adam : comme déjà en 49,7, l’auteur insiste sur l’aspect extérieur du serviteur, sur le mépris dont il est d’abord l’objet de la part du monde ou des foules.

de même à son sujet des foules de nations vont être émerveillées : et ce sont aussi des « foules de nation » qui passent d’un sentiment extrême à l’autre : elles étaient « horrifiées », les voilà « émerveillées » !

des rois vont rester bouche close, car ils voient ce qui ne leur avait pas été raconté, et ils observent ce qu’ils n’avaient pas entendu dire : en 49,7, les rois se lèvent, se prosternent. Cette fois, ils sont encore plus « saisis » par la grandeur de ce dont ils sont témoins : ils ne peuvent que rester « bouche close » (bouche bée dirions-nous) et cela se traduit sous la plume du prophète par une formule surprenante : leurs yeux voient ce que leurs oreilles n’ont pas entendu…


Seigneur Jésus, nous qui avons « vu et entendu » au travers de la voix de tes Témoins, donne-nous de nous émerveiller devant ta grandeur, ta bonté et le salut, la vie que tu es venu nous apporter. Béni sois-tu !

mercredi 15 mars 2017

celui qui vous console



C'est moi, je suis celui qui vous console ; qui es-tu pour craindre l'homme mortel, le fils d'homme voué au sort de l'herbe ? Tu oublies le Seigneur, ton créateur, qui a tendu les cieux et fondé la terre, et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur, lorsqu'il se met à détruire. Où donc est la fureur de l'oppresseur ? Le désespéré va bientôt être libéré, il ne mourra pas dans la basse-fosse, il ne manquera plus de pain. Je suis le Seigneur ton Dieu, qui brasse la mer pour faire mugir ses flots, dont le nom est le Seigneur Sabaot. J'ai mis mes paroles en ta bouche, à l'ombre de ma main je t'ai caché, pour tendre les cieux et pour fonder la terre, pour dire à Sion : " Tu es mon peuple. "
Isaïe 51, 12-16

Viens Esprit de feu, Esprit de vie et d’amour
Viens Esprit de lumière, éclaire nous tandis que nous lisons la Parole

C'est moi, je suis celui qui vous console ;
Quelle magnifique présentation le Seigneur fait de lui, auprès du peuple affligé, en déportation. Il est celui qui console, par la libération qu’il apporte. Celui qui console en vérité. Qui attend cette consolation ?

qui es-tu pour craindre l'homme mortel,
le fils d'homme voué au sort de l'herbe ?
face au Seigneur qui est là, auprès des siens, pourquoi craindre ? que craindre ? si les regards se tournent vers le Seigneur, les cœurs trouveront la paix, la confiance.

 Tu oublies le Seigneur, ton créateur,
qui a tendu les cieux et fondé la terre,
Le Seigneur ne nous oublie pas, mais nous ???

 et tu ne cesses de trembler tout le jour devant la fureur de l'oppresseur,
 lorsqu'il se met à détruire.
Où donc est la fureur de l'oppresseur ?
Le Seigneur appelle à la confiance, malgré les épreuves, dans les épreuves, il est là, présent, victorieux de tout mal.

 Le désespéré va bientôt être libéré,
il ne mourra pas dans la basse-fosse,
 il ne manquera plus de pain.
Lorsqu’il ne semble plus y avoir aucune issue, le Seigneur annonce un salut. Celui qui n’avait plus aucune espérance, voici qu’il reçoit l’annonce de sa proche libération.

Je suis le Seigneur ton Dieu,
qui brasse la mer pour faire mugir ses flots,
dont le nom est le Seigneur Sabaot.
Le Seigneur se présente comme le créateur, celui qui a pouvoir sur la mer, que le peuple d’Israël craint tant. Le peuple d’Israël n’est pas vraiment marin. Savoir que son Dieu maîtrise les flots de la mer, laisse grande impression de puissance.

J'ai mis mes paroles en ta bouche,
à l'ombre de ma main je t'ai caché,
pour tendre les cieux et pour fonder la terre,
pour dire à Sion : " Tu es mon peuple. "
et voici que ce Dieu fort, Seigneur du ciel et de la terre, Dieu qui domine la mer, voici que ce Dieu a souci du peuple, voici qu’il se penche vers ce peuple minuscule, en exil, pour le redire son alliance : tu es mon peuple.

Seigneur, donne-nous, au plus profond de notre cœur, d’entendre ta voix, de recevoir ta force et ta consolation. Qu’au creux du quotidien, nous vivions sous ton regard, en ta présence.


mardi 14 mars 2017

Eveille-toi !



Éveille-toi, éveille-toi ! revêts-toi de force, bras du Seigneur. Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis. N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon ? N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme ? qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés ? Ceux que le Seigneur a libérés reviendront, ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle ; la joie et l'allégresse les accompagneront, la douleur et les plaintes cesseront.
Isaïe 51, 9-11

Viens Esprit de force et de vie, viens Esprit, sois présent tandis que nous posons nos regards sur la Parole

Éveille-toi, éveille-toi !
revêts-toi de force, bras du Seigneur.
Le prophète appelle son Dieu, il le convoque. Serait-il assoupi ? qu’il s’éveille ! l’heure est au salut ! le prophète décrit le Seigneur, appelé par son peuple, il s’éveille, s’habille, et son vêtement est force !

Éveille-toi comme aux jours d'autrefois, des générations de jadis.
S’il ose demander l’intervention du Seigneur, c’est qu’il sait que le Seigneur sauve, qu’il est sauveur depuis les origines. La mémoire du passé pour le prophète n’est pas nostalgie, mais elle fortifie sa foi.
Le Seigneur autrefois a agi, il peut aujourd’hui encore agir.

N'est-ce pas toi qui as fendu Rahab, transpercé le Dragon ?
Le prophète reprend l’imagerie des mythes anciens, où la création s’est faite par la victoire sur les dragons de l’abîme,

N'est-ce pas toi qui as desséché la mer, les eaux du Grand Abîme ?
qui as fait du fond de la mer un chemin, pour que passent les rachetés ?
IL fait mémoire du passage de la mer rouge : le Seigneur a ouvert un chemin jadis aux fuyards que poursuivait l’armée de Pharaon. Le Seigneur a ainsi permis le retour d’exil du peuple tombé en esclavage en Égypte.

Ceux que le Seigneur a libérés reviendront,
ils arriveront à Sion criant de joie, portant avec eux une joie éternelle ;
La mémoire du premier exode, donne confiance, annonce un nouveau retour d’exil, un nouvel exil. Et le peuple reviendra dans la joie. Non point une petite joie éphémère, mais une joie profonde. Une joie solide, celle qui est don de Dieu.

la joie et l'allégresse les accompagneront,
la douleur et les plaintes cesseront.
Le prophète annonce aux exilés le retour, la fin de la souffrance.

Seigneur, aujourd’hui encore tant d’hommes, de femmes et d’enfants attendent un salut. Lève-toi pour eux ! Seigneur, que la mémoire des bienfaits du passé, reconstruise l’espérance dans les cœurs désemparés, fortifie leur foi en un futur où tu seras victorieux de tout mal. Seigneur, partage nous ta joie !