mercredi 28 juin 2017

toi, tu es mon fils



Je publierai le décret du Seigneur :
« il m’a dit :
toi, tu es mon  fils
moi aujourd’hui, je t’ai engendré. »
Psaume 2, 7

Viens Esprit Saint, viens éclairer mon cœur tandis qu’il ouvre les Ecritures.
Viens Esprit de Dieu, viens visiter notre terre, proclame lui la Bonne Nouvelle.

Je publierai le décret du Seigneur :
Les commentateurs voient dans cette partie du psaume un extrait du rite d’intronisation du roi, lieutenant du Seigneur. Il va publier solennellement la parole reçue du Seigneur qui lui confie cette mission. C’est par décret du Seigneur qu’il est roi pour le peuple de Dieu. 

« il m’a dit :
C’est par décision du Seigneur qu’il devient roi.

toi, tu es mon  fils
moi aujourd’hui, je t’ai engendré. »
le roi est reconnu comme fils de Dieu. L’expression était parait-il utilisée aussi dans les autres pays environnants. Ainsi par exemple le pharaon était présenté comme fils de Dieu.
Engendré par Dieu, le roi doit avoir un comportement digne de cette filiation, et les sujets de son royaume le révèrent ainsi, ou devraient le révérer ainsi. Les rites d’investiture étaient comme une adoption par Dieu d’un homme, pour que celui-ci règne en délégation sur le peuple. En Israël, David, ses successeurs ensuite sont ainsi reconnus dans une mission de Messie, à qui Dieu a délégué ses pouvoirs pour faire régner la paix pour son peuple. Le roi a mission de faire respecter l’alliance entre Dieu et son peuple, de la mettre en œuvre. A Noël, ce verset sert d’antienne pour le psaume. Il est ainsi relu par les chrétiens comme une déclaration du Père qui reconnait en Jésus, Dieu fait homme, son fils unique, porteur de l’alliance nouvelle.

Seigneur Dieu, tu envoies tes messagers porteurs de ta Bonne Nouvelle, porteurs de ta vie. Donne-moi de les reconnaître, de les écouter.

mardi 27 juin 2017

la montagne de ma sainteté



Moi j’ai consacré mon roi,
sur Sion, la montagne de ma sainteté.
Psaume 2, 6

Viens Esprit de Jésus, viens ouvrir mon cœur à la Parole.
Viens Esprit de Jésus, creuse en moi l’espace où tu veux habiter.

Moi j’ai consacré mon roi,
Le Seigneur parle, de manière solennelle. C’est lui qui a choisi le roi d’Israël, le chef qui sera son lieutenant pour guider le peuple. Ce roi n’est pas d’abord le roi du peuple, mais celui de Dieu : mon roi !

sur Sion,
Sion est le lieu que Dieu a choisi pour habiter parmi les hommes. C’est Jérusalem, et plus particulièrement le temple. Les anciens identifiaient ce lieu avec le mont Morriya où Abraham aurait cru devoir offrir son fils en sacrifice. C’est en ce lieu que Dieu consacre son roi, celui qui est son intermédiaire, son messager porteur de salut.

la montagne de ma sainteté.
Sion est définie comme montagne. C’est quasi dans toutes les traditions religieuses anciennes que l’on trouve la montagne comme espace sacré, lieu où le ciel et la terre se rapprochent l’un de l’autre, où l’homme va à la rencontre de son Dieu. Moïse et Elie rencontreront Dieu sur le mont Horeb.  Jésus sera transfiguré sur une montagne.

Seigneur, tu t’es choisi un roi pour guider ton peuple, aujourd’hui tu te choisis encore des hommes et des femmes chargés de porter ton amour, ton salut. Béni sois-tu, donne-nous de les accueillir.
Seigneur, aujourd’hui encore tu viens à notre rencontre. Donne-nous de marcher vers comme on gravit une montagne, se détachant de ce qui nous retire trop vers le bas, pour nous élever jusqu’à toi.

lundi 26 juin 2017

il rit



Celui qui siège dans les cieux rit,
 le Seigneur se moque d’eux.
Alors il leur parle dans sa colère,
et dans sa fureur il les épouvante.
Psaume 2, 4-5

Viens Esprit de lumière et de vie, viens enseigner nos cœurs.
Viens Esprit de paix, ouvre nous à la Parole

Celui qui siège dans les cieux rit,
le Seigneur se moque d’eux.
Voilà des versets qui nous sont étranges. On a peine à imaginer Dieu se moquant d’un humain. L’expression du psalmiste nous surprend.
Remarquons d’abord le parallélisme de ce verset, c’est une forme fréquente de construction dans la poésie hébraïque.
On dit deux fois une chose semblable sous des termes différents.
Celui qui siège dans les cieux / le Seigneur
Rit/ se moque
Rappeler que le Seigneur siège dans les cieux est manière de rappeler qu’il se trouve largement au-dessus de la mêlée. Son point de vue est autre. Il voit les agitations de la terre avec recul, ce qui lui permet de rire. Nous dirions plutôt de sourire. Il ne se laisse pas atteindre par l’agitation des nations que mentionnait le verset précédent. Dieu reste paisible au milieu de cette agitation. Il regarde de son point de vue, plus serein, plus détaché.
Peut-être est-ce là pour nous une invitation à regarder les choses, les évènements d’un peu plus haut, non point de manière hautaine qui ne se laisserait ni toucher ni atteindre, mais avec ce recul teinté d’humour qui resitue les choses, et ne permet pas aux tempêtes extérieures de troubler la profondeur.

 Alors il leur parle dans sa colère,
et dans sa fureur il les épouvante.
La colère de Dieu est un thème qui a servi à le faire craindre dans les siècles passés. Aujourd’hui on regarde cette expression anthropomorphique, plutôt comme une manière d’exprimer le cri de Dieu devant le mal, sa douleur,…
Ce verset à nouveau construit en parallélisme nous donne comme une insistance sur cette réaction divine. D’une part il mesure combien l’agitation des nations ne peut rien contre son royaume de bonté, de salut. D’autre part, il souffre de la violence humaine, de nos révoltes, de nos guerres.

Aujourd’hui, je peux reprendre les pages de l’actualité qui disent tant de conflits en notre monde, et lire comme en travers, la réaction de Dieu, sa souffrance, sa révolte face au mal qui ravage l’humanité. Y lire aussi sa confiance, son assurance qu’il a sauvé le monde, qui lui permet de sourire dans l’épreuve, de se rire de ces querelles, de ces révoltes humaines.
Seigneur, donne-moi de partager tes peines, donne-moi de partager ta confiance, ton assurance.