lundi 18 décembre 2017

L'ange du Seigneur campe aux alentours

Ps 33
6 Qui regarde vers lui resplendira,
sans ombre ni trouble au visage.
7 Un pauvre crie ; le Seigneur entend :
il le sauve de toutes ses angoisses.
8 L'ange du Seigneur campe aux alentours
pour libérer ceux qui le craignent.

Viens Esprit Saint, donne-nous l’audace de regarder vers notre Dieu en toute confiance. Mets sur nos lèvres le cri de notre prière car il se laisse émouvoir.

Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage : regarder vers le Seigneur… n’est-ce pas là le cœur de notre prière ? Le regarder comme il nous regarde, et, dans cet échange, être pris dans cette amitié merveilleuse qu’il nous propose. Ainsi notre cœur sera comblé de joie, et sans doute cette joie transparaitra,  « resplendira » ose dire le psalmiste.

Un pauvre crie ; le Seigneur entend : il le sauve de toutes ses angoisses : les pauvres entendent le psalmiste (v. 3), le Seigneur entend le cri des pauvres. Il n’attend que ce cri pour les sauver, les libérer de leurs angoisses, leur donner sa paix.

L'ange du Seigneur campe aux alentours pour libérer ceux qui le craignent : il est là tout près, l’ange du Seigneur, son messager, son envoyé, ou – peut-être – le Seigneur lui-même. Il a planté sa tente. Il veille. Il est prêt à entendre notre cri. Même si nous partons sur des chemins de traverse, il n’est jamais loin, le campeur qui nous accompagne, parfois dans le secret.

Seigneur Dieu, que ta présence nous guide tout au long de ce jour. Je te sais proche, je te sais attentif, je veux me rappeler sans fin que ton ange a dressé sa tente près de moi.

dimanche 17 décembre 2017

Tous ensemble

Ps 33
4 Magnifiez avec moi le Seigneur,
exaltons tous ensemble son nom.
5 Je cherche le Seigneur, il me répond :
de toutes mes frayeurs, il me délivre.

Viens Esprit Saint, viens inspirer notre prière, toi seul peux mettre en nous les mots dignes de louer le Seigneur.

Magnifiez avec moi le Seigneur, exaltons tous ensemble son nom : à qui s’adresse maintenant le psalmiste ? A tous ceux qui chanteront ce psaume ? A nous qui continuons à prier avec ces mots ? Et si l’on enchaîne sur le verset précédent, ce sont les pauvres qui sont invités à la louange, à la reconnaissance, les pauvres qui sont en fête ! « Avec moi » précise l’auteur du chant : il a fait l’expérience des bontés du Seigneur, il a entonné le chant de gloire, et c’est « tous ensemble » que ceux qui l’entendent peuvent s’unir à lui pour faire un seul chœur.

Je cherche le Seigneur, il me répond : de toutes mes frayeurs, il me délivre : c’est dans la sérénité que chacun peut s’unir dans la prière, mais il est une condition : de rester tout au long de notre vie des chercheurs de Dieu. Alors Dieu répond !

Seigneur Jésus, je te rends grâce pour ce bonheur dont tu nous fais don chaque jour : celui de chanter tous ensemble tes louanges. Donne-moi de te chercher tout ce jour, donne-moi d’écouter ta voix.

samedi 16 décembre 2017

Je me glorifierai

Ps 33
1De David. Quand il se déprécia aux yeux d’Abimélek qui le chassa, et David s’en alla.
2 Je bénirai le Seigneur en tout temps,
sa louange sans cesse à mes lèvres.
3 Je me glorifierai dans le Seigneur :
que les pauvres m'entendent et soient en fête !

Viens Esprit Saint, viens nous faire entendre cette parole, viens la faire résonner autour de nous afin qu’elle soit cause de fête.
1De David. Quand il se déprécia aux yeux d’Abimélek qui le chassa, et David s’en alla : le premier verset de beaucoup de psaumes fait référence au roi David : « De David » « A David ». Ce type de verset est normalement omis dans la lecture liturgique. Ici, il est beaucoup plus précis et évoque une circonstance de la vie de David racontée au premier livre de Samuel (14,21) : David, qui fuit le courroux du roi Saül, arrive chez les Philistins. Leur roi, Abimélek, le reconnaît et David est pris de peur et se fait passer pour fou. Le roi le chasse alors. Ainsi, il échappe à la mort et va proclamer ce psaume de reconnaissance et de louange. Tel est au moins le contexte dans lequel il fut placé.

Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres : David y voit l’intervention du Seigneur, il y reconnaît la bonté de Dieu. Il veut dès lors le bénir, le louer, manifester sa reconnaissance. Il a été sauvé de la mort.

Je me glorifierai dans le Seigneur : mais il ne rend pas gloire à Dieu… il se glorifie lui-même ! Même sa gloire, Dieu nous en fait le don, il nous la partage : le psalmiste est le reflet de la magnificence de Dieu et il le proclame.

que les pauvres m'entendent et soient en fête : ceux qui l’entourent en sont témoins. Les pauvres, ceux qui sont en manque, qui sont brûlés par le désir, ceux-là vont l’entendre, vont écouter, et vont se réjouir. Ils sont appelés à la fête ! Chaque fois que nous chantons la louange de notre Dieu, chaque fois que nous reconnaissons qui il est et ce qu’il fait pour nous, chaque fois nous sommes invités à sa fête !
Seigneur Dieu, mets sans cesse la louange sur nos lèvres, qu’en toutes circonstances nous nous tournions vers toi pour te bénir et te « rendre gloire », cette gloire que tu nous partages.


 

jeudi 14 décembre 2017

Par sa parole

Ps 32
6 Le Seigneur a fait les cieux par sa parole,
l'univers, par le souffle de sa bouche.
7 Il amasse, il retient l'eau des mers ;
les océans, il les garde en réserve.
8 Que la crainte du Seigneur saisisse la terre,
que tremblent devant lui les habitants du monde !
9 Il parla, et ce qu'il dit exista ;
il commanda, et ce qu'il dit survint.

Viens Esprit Saint, donne-nous d’être fidèles à la méditation de la parole, qu’elle nous nourrisse et nous guide tout au long de ce jour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, l'univers, par le souffle de sa bouche : cette parole, nous venons de le lire, elle est droite, fidèle, juste. Surtout, elle est efficace, elle est créatrice.

Il amasse, il retient l'eau des mers ; les océans, il les garde en réserve : par ces images, le psalmiste nous montre l’étendue infinie du pouvoir de la parole : il a fait les cieux (v.6), et la terre en faisant se retirer l’eau des mers. Pourtant il est passé au temps présent : oui, c’est à chaque instant que Dieu est créateur, c’est à chaque instant qu’il nous donne son souffle.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre, que tremblent devant lui les habitants du monde : que la terre entière le reconnaisse ! Que ses habitants – nous tous – soyons remués au plus profond de nous-mêmes devant la grandeur et la bonté de notre Dieu à qui nous devons absolument tout.

Il parla, et ce qu'il dit exista ; il commanda, et ce qu'il dit survint : le prophète Esaïe met cette promesse dans la bouche de Dieu : « ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission (Es. 55,1). Et le psalmiste l’affirme, en porte témoignage.

Seigneur Jésus, toi qui es le Verbe, donne-nous d’accueillir la Parole, de croire en son pouvoir créateur. Tu es le Dieu fidèle, tu tiens tout être en ta main. Nous t’en rendons grâce.


 

mercredi 13 décembre 2017

La terre est remplie de son amour

Ps 32
4 Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
5 Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Viens Esprit Saint, viens nous redire sans cesse la Parole, qu’elle nous guide sur la voie du droit et de la justice.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur, il est fidèle en tout ce qu'il fait : la parole ! Elle qui ne se reprend jamais, qui fut dès le commencement et éclaire tout homme. La parole qui est l’expression de la fidélité de notre Dieu.

Il aime le bon droit et la justice : elle est au service de la justice, elle conduit sur les chemins de la paix.

la terre est remplie de son amour : une affirmation parmi d’autres de la foi du priant. Nous sommes sans doute d’accord en soi, mais est-ce bien ainsi que nous voyons notre terre ? Puissions-nous aujourd’hui y voir l’amour débordant du Seigneur. Amour pour chacun de ses enfants, et, en cet amour que nous recevons, l’amour que nous tentons de manifester autour de nous. Amour qu’il met aussi dans toute sa création : émerveillons-nous de cette terre « remplie de son amour »

Seigneur Dieu, aujourd’hui je te demande de reconnaître ton amour qui se manifeste tout autour de moi ; que mon émerveillement soit chemin de rencontre avec toi.

mardi 12 décembre 2017

De tout votre art

Ps 32
1 Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes !
Hommes droits, à vous la louange !
2 Rendez grâce au Seigneur sur la cithare,
jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.
3 Chantez-lui le cantique nouveau,
de tout votre art soutenez l'ovation.


Viens Esprit Saint, inspire-nous la louange qui plaît au Seigneur, qu’elle anime toute notre vie.

Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes ! Hommes droits, à vous la louange ! : le premier verset de ce nouveau psaume répète quasiment mot pour mot celui qui a clôturé le psaume 31. S’enchaînaient-ils dans la liturgie au Temple ? En tous cas, voilà de nouveau un psaume de louange : finis les cris d’angoisse, la description de malheurs, les attaques de méchants. Nous sommes à nouveau invités à la joie, conviés à la louange.
Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes : les instruments sont ici dédiés à exprimer notre louange (ils seront d’ailleurs tous repris en clôture du psautier).

Chantez-lui le cantique nouveau : et le plus bel instrument donné à tous : notre voix. Quand nous les lisons, les psaumes nous aident à prier, ils élargissent notre prière ; quand nous les chantons ensemble, les psaumes nous font être « communauté » qui contemple son Seigneur en un cantique toujours neuf.

de tout votre art soutenez l'ovation : que nos voix s’unissent pour louer, que chacun y apporte le meilleur de lui-même, soyons l’artiste qui contribue à la beauté du cantique.


Seigneur Dieu, tu nous donnes le bonheur de te chanter tout au long du jour ; permets que « notre esprit soit en harmonie avec notre voix », permets que ta joie demeure en nos cœurs.

dimanche 10 décembre 2017

Que le Seigneur soit votre joie

Ps 31
10 Pour le méchant, douleurs sans nombre ;
mais l'amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui.
11 Que le Seigneur soit votre joie !
Exultez, hommes justes !
Hommes droits, chantez votre allégresse !

Viens Esprit Saint, mets sur nos lèvres les chants de louange et d’allégresse.

Pour le méchant, douleurs sans nombre : première allusion aux « méchants » dans ce psaume ; petit rappel du risque de se retrouver de leur côté, appel à la vigilance : personne n’est à l’abri de l’ornière.
mais l'amour du Seigneur entourera ceux qui comptent sur lui : mais tout de suite revient cette figure du Seigneur qui « entoure » ses fidèles : comment mieux veiller sur eux ?

Que le Seigneur soit votre joie : et si c’était le souhait du jour ? Si ce souhait pouvait nous accompagner tout au long de chaque jour… Oui, notre joie, c’est Dieu lui-même : qui pourrait nous la retirer ?
Exultez, hommes justes ! Hommes droits, chantez votre allégresse ! : le psalmiste termine en invitant donc à l’allégresse ceux qui marchent avec droiture (non pas les héros qui font des actions éclatantes). Si nous cherchons la « justice », nous pouvons exulter de joie ! Et nous ferons ainsi la joie de notre Dieu !

Seigneur Dieu, avec ton Alliance, depuis le commencement, tu nous promets la joie. Rends-nous conscients de cette merveille, donne-nous d’y croire totalement, donne-nous de vivre notre vocation à la Joie. Sois notre Joie !

samedi 9 décembre 2017

Rien ne t’arrivera

Ps 31
8 Je vais t'instruire, te montrer la route à suivre,
te conseiller, veiller sur toi.
9 N'imite pas les mules et les chevaux qui ne comprennent pas,
qu'il faut mater par la bride et le mors,
et rien ne t'arrivera.

Viens Esprit Saint, viens nous instruire, nous guider, nous conseiller par ta parole tout au long de ce jour.

Je vais t'instruire, te montrer la route à suivre, te conseiller, veiller sur toi : jusqu’à présent le psalmiste a parlé de lui, il a parlé du Seigneur. Mais voilà la réponse de Dieu ! Oui, il est un refuge, oui, il est heureux du salut de son fidèle. Mais c’est aussi un Dieu qui agit, qui s’engage. Il lui promet donc de l’instruire, de le guider, de veiller activement sur lui.
N'imite pas les mules et les chevaux qui ne comprennent pas, qu'il faut mater par la bride et le mors : et que demande-t-il à son fidèle ? Simplement de se laisser faire, se laisser conduire, d’accueillir ce guide qui se propose de le mener… au bonheur. Mais il veut une adhésion lucide (les mules ne comprennent pas, elles) et libre (il faut les mater). Le Seigneur est un guide, pas un conducteur d’attelage ! Et encore, un guide qui conseille simplement !

et rien ne t'arrivera : et, au bout, une certitude, rien ne peut nous arriver sur les chemins du Seigneur. Rien ? Rien qui puisse nous séparer de lui !

Seigneur Dieu, tout mon désir est de suivre ta route : rends-moi attentive à tes instructions, à tes conseils. Alors je marcherai en toute paix et confiance.

vendredi 8 décembre 2017

Chants de délivrance

Ps 31
5 Je t'ai fait connaître ma faute, je n'ai pas caché mes torts.
J'ai dit : « Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés. »
Et toi, tu as enlevé l'offense de ma faute.
6 Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ;
même les eaux qui débordent ne peuvent l'atteindre.
7 Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse ;
de chants de délivrance, tu m'as entouré.

Viens Esprit Saint, donne-moi les mots pour reconnaître ma faute, donne-moi aussi les mots pour te rendre grâces.

Je t'ai fait connaître ma faute, je n'ai pas caché mes torts : après avoir quelque peu « touché le fond », le priant se tourne enfin vers le Seigneur : il ne veut plus rien lui cacher. Lui qui se taisait, il parle maintenant pour lui faire connaître sa faute - plus exactement sans doute pour la reconnaître.
J'ai dit : Je rendrai grâce au Seigneur en confessant mes péchés : c’est dans la confession même de sa faute qu’il rend grâce… voilà encore une constatation quelque peu étonnante. Rendre grâce dans la certitude d’être pardonné, dans la contemplation d’un Dieu qui accueille le pécheur ?

Et toi, tu as enlevé l'offense de ma faute : car le Seigneur enlève l’offense, il rétablit le lien, la relation est renouvelée.
Ainsi chacun des tiens te priera aux heures décisives ; même les eaux qui débordent ne peuvent l'atteindre : « les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour » chante le Cantique des cantiques. Celui qui se sait pardonné redouble de confiance, d’intimité avec son Dieu : il ose le prier aux heures les plus graves de sa vie. Il entend ces paroles du Ps 90 mises dans la bouche même de Dieu : « Puisqu’il s’attache à moi, je le délivre »

Tu es un refuge pour moi, mon abri dans la détresse, de chants de délivrance, tu m'as entouré : avant tout, la première réaction de ce Dieu qui fut pourtant offensé, mais qui a lui-même enlevé l’offense… sa première réaction est de célébrer le salut, de chanter sa joie. D’entourer son fidèle (cette idée reviendra), de le prendre dans sa propre joie.

Seigneur Jésus, tu es venu nous libérer, nous délivrer. Fais-nous comprendre que ta joie est de pardonner, ainsi nous entendrons chaque jour les chants de la fête.

jeudi 7 décembre 2017

Heureux l’homme

Ps 31
1 Heureux l'homme
dont la faute est enlevée, et le péché remis !
2 Heureux l'homme
dont le Seigneur ne retient pas l'offense,
dont l'esprit est sans fraude !
3 Je me taisais et mes forces s'épuisaient à gémir tout le jour :
4 ta main, le jour et la nuit, pesait sur moi ;
ma vigueur se desséchait comme l'herbe en été.

Viens Esprit Saint, viens me faire entendre cette promesse de bonheur.
Heureux l'homme : voilà un psaume qui s’ouvre sur une béatitude (comme c’est d’ailleurs le cas du psautier lui-même). Nous connaissons si bien les béatitudes évangéliques, mais il est bon de rencontrer ainsi, tout au long de la Bible, cette constatation que l’homme peut vivre – chaque jour – dans le bonheur. Car tout ici se décline au présent !

dont la faute est enlevée et le péché remis : tout de suite vient la cause de ce bonheur, cause inattendue pour qui ne connaîtrait pas le Seigneur ! Oui, laissons-nous étonner : celui qui est décrit comme heureux… c’est le pécheur ! Pécheur pardonné, et cela suppose un chemin décrit dans la suite du psaume.

Heureux l'homme : béatitude répétée : c’est donc bien important, bien nécessaire pour nous permettre de l’entendre vraiment, d’oser y croire.
dont le Seigneur ne retient pas l'offense : mais dans le pardon, il faut être deux, chacun de bonne volonté. Alors le psalmiste précise : d’une part, de première part, il y a le Seigneur qui ne cherche qu’à enlever la faute…

dont l'esprit est sans fraude :… et, d’autre part, l’homme qui revient avec honnêteté et droiture vers son Dieu.
Je me taisais : mais avant ce retour, comment était le pécheur ?… il était malheureux ! Il s’était enfermé dans le silence : pas de parole (mais sans doute la honte) entre lui et Dieu.

et mes forces s'épuisaient à gémir tout le jour : pas de parole mais des gémissements, un regard tourné sur soi-même, le découragement… tout le temps.
ta main, le jour et la nuit, pesait sur moi : et tout le temps aussi, la main du Seigneur sur lui : il n’est pas loin, il ne se détourne pas, elle est ressentie comme un poids, alors qu’elle veut avant tout remontrer le chemin : « ta droite me conduit ».

ma vigueur se desséchait comme l'herbe en été : il constate son malheur loin de son Seigneur, alors… va-t-il se décider ?

Seigneur Dieu, « tu as mis la main sur moi », tu ne veux pas que je m’en aille loin de toi, tu te rappelles à moi « le jour et la nuit » et je t’en rends grâce.

mardi 5 décembre 2017

La poussière peut-elle te rendre grâce?



« A quoi te servirait mon sang, si je descendais dans la tombe ?
La poussière peut-elle te rendre grâce et proclamer ta fidélité ?
Ecoute, Seigneur, pitié pour moi ! Seigneur, viens à mon aide. »
                               Psaume 29, 10-11

Viens Esprit Saint, Dieu créateur, viens prier en nos cœurs.
Viens Esprit Saint, Dieu de lumière, conduis nous sur le chemin de l’évangile.

« A quoi te servirait mon sang, si je descendais dans la tombe ?
Le psalmiste qui était tombé quelque peu dans la présomption, nous partage sa prière. Elle est pour le moins intéressante en son doux chantage. Le psalmiste fait valoir à Dieu qu’il y a intérêt à ce qu’il vive, ainsi le Seigneur a quelqu’un de plus utile sur terre. Le sang, la vie, qu’il a reçue, il peut la consacrer au Seigneur s’il est en vie… mais s’il meurt ?

La poussière peut-elle te rendre grâce et proclamer ta fidélité ?
S’il meurt, il ne louera plus le Seigneur, il ne lui rendra plus grâce, il ne proclamera plus sa fidélité. Le Seigneur n’a-t-il pas tout avantage à sauver son serviteur ? le psalmiste ainsi montre une belle familiarité avec son Dieu.  Une belle conviction aussi : le Seigneur se plait à s’appuyer sur les hommes. La disparition de l’homme lui coûte.

Ecoute, Seigneur, pitié pour moi ! Seigneur, viens à mon aide. »
En conclusion de sa prière, le psalmiste appelle à l’aide. Que le Seigneur l’écoute et le sauve. Qu’il le prenne en pitié. Qu’il l’accueille en ses entrailles de miséricorde.

Seigneur, béni sois-tu pour le psalmiste qui nous apprend la prière. Béni sois-tu pour sa foi et la force de sa prière. Apprends nous aujourd’hui encore cette humble confiance qui compte sur toi.

lundi 4 décembre 2017

Je disais...



Dans mon bonheur, je disais : rien jamais ne m’ébranlera !
Dans ta bonté, Seigneur, tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ;
Pourtant tu m’as caché ta face, et je fus épouvanté.
Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu.
                               Psaume 29, 7-9

Viens Esprit de Dieu, ouvre mon cœur à ta Parole de lumière.
Viens Esprit de Dieu, forme mon cœur à la vie selon l’Evangile.

Dans mon bonheur, je disais : rien jamais ne m’ébranlera !
Dans mon bonheur : La traduction varie : certains traduisent : dans mon assurance, d’autres dans ma quiétude, d’autres dans ma tranquillité
De toute manière, on perçoit que le psalmiste se faisait fort par lui-même, pensait que rien ne pouvait lui arriver… il devait être dans la présomption. Il se pensait à l’abri de tout danger, et pour cause :

Dans ta bonté, Seigneur, tu m’avais fortifié sur ma puissante montagne ;
C’est le Seigneur, qui dans sa bonté, l’avait protégé, c’est pourquoi le psalmiste se pensait à l’abri de tout danger. Et il a peut-être fini par penser, qu’il était lui-même la source de sa propre sécurité. Il s’est vu solide, fort… sans plus voir que sa force, sa solidité étaient en Dieu.

Pourtant tu m’as caché ta face, et je fus épouvanté.
Aussi, dès que le Seigneur lui a semblé moins présent, le psalmiste a perdu sa belle assurance, sa sécurité. Il prend peur, prenant conscience que la solidité ne venait pas de lui !

Et j’ai crié vers toi, Seigneur, j’ai supplié mon Dieu.
Aussi, revient-il à la prière confiante : il se tourne vers le Seigneur, cessant de se confier en ses propres forces, il appelle Dieu à l’aide. Il le prie, le supplie.

Seigneur, c’est toi notre rempart, notre force, notre abri. Garde nous de compter sur nos propres forces pour vivre au quotidien. Fais que nous nous donnions sans relâche, de tout cœur, tout en misant sur toi, notre Dieu, notre salut.