mercredi 30 juillet 2014

l'âme bouleversée

 Pendant que Paul les attendait à Athènes, il avait l’âme bouleversée de voir la ville pleine d’idoles. Il discutait donc avec les Juifs et ceux qui adorent Dieu, à la synagogue ainsi qu’avec ceux qu’il croisait chaque jour sur la place publique.
Actes 17, 16-17

Viens Esprit de Jésus, conduis-nous sur les chemins de l’Evangile.
Viens Esprit de Jésus, purifie nos coeurs

Pendant que Paul les attendait à Athènes, il avait l’âme bouleversée de voir la ville pleine d’idoles.
On imagine Paul croyant convaincu, découvrir tous les divers temples, et les statues d’idoles. Il doit être saisi, avoir le cœur meurtri. Et nous tandis que nous parcourons nos cités, quelles idoles croisons-nous ? dans notre quotidien, quels sont ces faux-dieux auxquels nous sommes prêts à sacrifier de notre temps, de notre attention,… Le spectacle de l’idolâtrie aujourd’hui nous désole-t-il comme il a atteint Paul en plein cœur ?

Il discutait donc avec les Juifs et ceux qui adorent Dieu, à la synagogue
Avec ce groupe, Paul doit se sentir plus en affinité. Pour lui la foi chrétienne ne l’a pas coupé de ses racines juives. Pour lui Jésus est bien celui qui accomplit toutes les promesses. En rencontrant les Juifs, les adorateurs de Dieu, il doit se sentir plus à l’aise, il doit trouver quelque consolation, face au spectacle de l’idolâtrie.

ainsi qu’avec ceux qu’il croisait chaque jour sur la place publique.
Mais Paul garde souci de tous, il discute aussi avec les hommes et femmes qu’il croise sur la place publique. Il discute avec eux. Il doit être assoiffé de partager la Bonne Nouvelle du salut.


Seigneur, donne-nous un cœur missionnaire, qui dans le respect de l’autre, lui offre la Bonne Nouvelle du salut. Donne-nous un cœur attentif aux autres, quelles que soient leurs religions, leurs convictions… 

1 commentaire:

raymond a dit…

Ce que Paul découvre à Athènes lui déchire le coeur.
Dieu fait signe et ce qui bouleverse son coeur, c'est l'idolâtrie. Paul connaît l'histoire sainte et les égarements de son peuple qui font mémoire de trahisons à l'engagement,à la fidélité, à l'alliance. Paul découvre cette répétition de l'histoire bien qu'il ne s'agisse pas du peuple Hébreux !
La roue du temps qui tourne nous repasse les plats sous des formes peu variées : les douze dieux de l'Olympe et les nombreux autres inférieurs, superbes, grandioses, chacun dans son domaine respectif, possédaient tous les défauts et les qualités humaines. Les croyants cherchaient à obtenir les faveurs d'un dieu à travers des rites. Je cherche ce qui, aujourd'hui, pourrait avoir changé! Les formes sont variées mais le fond reste le même.

Ce qui fait courir Paul et qui l'amène à Athènes est bien autre chose.
Paul discute avec des juifs mais aussi avec tous ceux qu'il croise sur la place publique : "Qu'est-ce qui apparaît entre nous? Qu'est-ce qui fait que je vais vers toi malgré nos différences ?
Chez Paul il y a cette capacité à faire confiance qui lui donne l'audace du risque. Il ne laisse pas le manque de relation s'installer : aimer c'est un élan.
Il y a des échanges, des divergences, des confrontations, des affrontements,... Il ne cède pas à la médiocrité mais se laisse guider par cette fraîcheur divine qui donne de l'élan.

Le coeur missionnaire naît de la joie de l'Evangile. c'est un visage qui fait apparaître un autre visage. Ce qui donne son rayonnement, c'est l'apparition et la diffusion, au travers de son visage, d'une présence.
Dans la relation il y a ce jaillissement !
Voir, ce n'est pas identifier mais découvrir qu'il y a un lien. C'est comme voir l'invisible et c'est un processus qui provoque la présence. Le voir est créateur de présence. Il n'y a rien à expliquer, voir est inépuisable.

Les Athéniens ont-ils des yeux pour voir ?