mercredi 16 janvier 2013

Mamon


Luc 16
13 « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et Mamon. »

Esprit de discernement,
éclaire-nous pour que nous restions de fidèles serviteurs.

 « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : voilà une de ces sentences quasi érigées en proverbe. En même temps nous passons de l’ordre de la gestion à celui du service : un concept qui est plus familier aux lecteurs des évangiles… Nous nous savons serviteurs, à la suite d’ailleurs de Jésus lui-même. Reste que nous sommes invités à bien choisir notre maître, celui que nous allons servir, car il doit être unique… or nos cœurs sont si souvent divisés…

 ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s'attachera au premier et méprisera le second : non seulement il est matériellement impossible de remplir convenablement un double service, mais il y a pire : l’un d’eux va être inévitablement haï, méprisé ! Voilà qui doit nous revenir à l’esprit chaque fois que nous concédons quelques moments à l’appel d’autres maîtres, à quelques écarts loin de ce service auquel nous sommes appelés.

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et Mamon » : ainsi personnifiées, la richesse, l’avidité, apparaissent en réelle concurrence avec Dieu : c’est l’un ou c’est l’autre, choisir l’un c’est exclure l’autre : à bon entendeur…
La conclusion de Jésus est lapidaire : à nous de la graver en nos esprits. Quel maître voulons-nous servir, et à qui voulons-nous nous attacher, qui voulons-nous aimer ? Car tout cela, comme Jésus vient de nous l’expliquer, est indéfectiblement lié.

Seigneur Jésus, tu es un maître exigeant ! Avec toi, c’est tout ou rien. Tel est en tous cas ce à quoi tu nous appelles sans cesse, et ton appel est d’autant plus pressant quand nous sommes, nous, dans la demi-mesure. C’est toi que nous voulons servir, toi le maître à la fois juste et bon.

1 commentaire:

Françoise Renard a dit…

Au verset 9 commence l’explication de la parabole. Jésus ne nous dit pas de rejeter les richesses trompeuses, de refuser l’utilisation de l’argent, mais de les utiliser de manière juste, dans l’échange avec d’autres, en donnant la priorité aux relations humaines. Et si « celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes » (v.10-11), comment relier cette affirmation à la parabole? Ne pourrait-on en déduire que, finalement, le gérant qui semblait infidèle (à l’homme riche) était en fait fidèle à une utilisation sage de l’argent, une utilisation qui donne à chacun la possibilité de vivre dignement, dans une relation où l’amitié, l’accueil, le partage prennent finalement le pas sur l’intérêt immédiat ? Son maître n’avait-il pas reconnu l’intelligence de ce gérant, certes incompétent dans sa fonction, mais trouvant une solution finalement plus équitable ? Pourtant, la suite rappelle, au verset 12, l’exigence de fidélité en ce qui concerne « le bien des autres ». Qui est fidèle dans cette histoire, à qui… ? Toute la démarche intéressée du gérant qui cherche à s’en sortir, son appartenance aux « gens de ce monde » (en opposition à « ceux qui appartiennent à la lumière ») continuent de m’intriguer. Mais Jésus n’est-il pas venu pour les gens de ce monde ?
En résumé, bien que la déclaration finale de Jésus dans les versets 9 à 13 soit on ne peut plus claire, le lien avec les différents acteurs de la parabole d’introduction restent pour moi assez troubles.

Françoise