vendredi 9 décembre 2016

joie et jubilation



Quant à tous les autres Juifs du royaume, ils se rassemblèrent, se portant secours. Ils obtinrent de leurs attaquants le repos ; en effet ils avaient anéanti quinze mille personnes le treize adar, sans se livrer à aucun pillage. Ils se reposèrent donc le quatorze du même mois et passèrent ce jour de repos en joie et jubilation, tandis que les Juifs de la ville de Suse qui s'étaient rassemblés aussi le quatorze, sans prendre de repos, passèrent alors le quinze en joie et jubilation. - C'est pourquoi les Juifs, dispersés dans toutes les provinces à l'étranger, célèbrent donc le quatorze adar comme un jour faste dans la jubilation, en s'envoyant mutuellement des portions. Mais les habitants des métropoles célèbrent aussi le quinze adar comme un jour faste et de jubilation, en s'envoyant des portions.
Esther grec 9, 16-19

Viens Esprit de Dieu, viens Esprit de vie et de joie
Viens illuminer nos cœurs par ta présence

Quant à tous les autres Juifs du royaume, ils se rassemblèrent, se portant secours.
Le mouvement dans les périphéries semble plus constructif, on se rassemble, on se porte secours.. Le chemin de la paix ne serait il pas dans l’entraide ?

Ils obtinrent de leurs attaquants le repos ;
Une paix obtenue de la part de l’attaquant voilà qui offre plus d’espoir que le massacre de l’ennemi dont on ne sait jamais jusqu’où il ira…

en effet ils avaient anéanti quinze mille personnes le treize adar, sans se livrer à aucun pillage.
L’amorce de la paix, malgré le massacre aucun pillage. Difficile ces textes qui nous livrent la réalité crue de notre humanité… encore aujourd’hui les journaux sont emplis de ces conflits entre population qui mènent au massacre de peuples entiers. Grande merveille lorsque cela ne tourne pas à la vengeance dès que celle-ci se trouve un chemin.
Merveille lorsque des artisans se paix se lèvent, cherchant à obtenir la paix par l’échange, la discussion, fondée sur un respect initial.

Ils se reposèrent donc le quatorze du même mois et passèrent ce jour de repos en joie et jubilation,
Enfin le repos, finie l’inquiétude, la persécution, enfin le repos. Et celui-ci procure joie à tous.

 tandis que les Juifs de la ville de Suse qui s'étaient rassemblés aussi le quatorze, sans prendre de repos, passèrent alors le quinze en joie et jubilation. - C'est pourquoi les Juifs, dispersés dans toutes les provinces à l'étranger, célèbrent donc le quatorze adar comme un jour faste dans la jubilation, en s'envoyant mutuellement des portions.
La joie est contagieuse, elle se partage et s’offre. Peut-on imaginer faire la fête sans convier les autres à la fête, sans leur donner de quoi faire la fête ? la joie est contagieuse ou elle n’est pas vraiment joie.

Mais les habitants des métropoles célèbrent aussi le quinze adar comme un jour faste et de jubilation, en s'envoyant des portions
L’auteur nous donne trace ici de différences de calendrier… si à Suse deux jours ont été jours pour mener la lutte contre l’ennemi, dans les campagnes, un seul jour fut tel. Mais de toute manière, partout on célèbre la paix revenue. Puissions nous ainsi célébrer toute victoire de la paix. .

Seigneur je te confie aujourd’hui toutes les nations en guerre, toutes les personnes prises dans les conflits de toute sorte. Fais se lever des artisans de paix.
Je te confie tous les lieux où advient la paix, qu’elle soit célébrée par tous, que la joie gagne tous les cœurs, et les réconcilie plus avant.


jeudi 8 décembre 2016

aucun pillage



Esther répondit au roi: «Qu'on accorde aux Juifs de procéder pareillement demain, de façon à pendre les dix fils de Haman.» Il permit qu'il en soit ainsi, et, pour les Juifs de la ville, il promulgua un édit afin qu'ils pendent les corps des fils de Haman. Les Juifs de Suse se rassemblèrent donc le quatorze adar; ils tuèrent trois cents hommes, sans se livrer à aucun pillage.
Esther grec 9, 13-15

Viens Esprit de Jésus, sois force et douceur en nos cœurs, viens Esprit de vérité, sois lumière et paix en nos vies.

Esther répondit au roi: «Qu'on accorde aux Juifs de procéder pareillement demain, de façon à pendre les dix fils de Haman.»
Esther ne semble pas encore rassurée, elle en rajoute à sa demande. Les dix fils d’Haman sont morts, elle demande à ce qu’on pende les corps. Volonté d’exposer le châtiment, volonté d’exemplarité, qu’à l’avenir on se souvienne ce qu’il en coûte de s’en prendre au peuple juif. Si on prend ce texte au sens propre, nous sommes quelques peu effarés de cette cruauté. Mais elle est si présente en notre terre, que nous ne pouvons que reconnaître l’instinct cruel qui peut se tapir en nos cœurs, et surgir lorsque la peur domine et fait perdre raison. On peut aussi lire au sens figuré, et se dire, lorsque le mal a dominé en moi, n’est-ce pas bon de suspendre à ma vue, ce qui l’a causé, les racines qui en moi l’ont provoqué… n’est-ce pas bon de regarder ce qui est germe de mal pour l’identifier, et refuser clairement de le suivre ?

 Il permit qu'il en soit ainsi, et, pour les Juifs de la ville, il promulgua un édit afin qu'ils pendent les corps des fils de Haman.
Le roi continue a accéder aux demandes de la reine Esther, il veut lui faire retrouver la paix. Le peuple juif exécute, et pend les corps des fils d’Haman. Triste et étrange spectacle… mais si on continue dans la ligne figurée, ne faut-il pas sortir les cadavres des placards de nos vies, pour vivre en vérité et liberté. Ne faut-il pas le courage de la vérité…

Les Juifs de Suse se rassemblèrent donc le quatorze adar; ils tuèrent trois cents hommes, sans se livrer à aucun pillage.
Cette fois, la vengeance semble s’apaiser, on ne pille plus. Et au lieu de 500 hommes c’est 300… Un assouvissement semble apparaître… ouf ! mais cela nous fait froid dans le dos, ces purges font trop penser à tant de massacres tout au long de l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Mais s’il était question des pensées de nos cœurs… qu’il faut parfois balancer par-dessus alors quelle joie si après peu de temps, elles sont déjà moins nombreuses, si elles s’apaisent au point de ne plus faire un tel fatras à livrer au pillage…

Seigneur, toute cette violence nous rend malade, mais qu’elle éclaire nos cœurs sur toutes les racines de violence en nous, qu’elle éclaire nos cœurs sur la lutte à mener encore et toujours pour extirper ces racines, jusqu’au bout.

mercredi 7 décembre 2016

que demandes-tu encore?



Dans la ville de Suse, les Juifs tuèrent cinq cents hommes ainsi que Pharsannestaïn, Delphôn, Phasga, Phardatha, Baréa, Sarbakha, Marmasim, Arouphaïos, Arsaïos et Zabouthaïos, les dix fils de Haman le Bougaïos, fils de Hamadathos, l'ennemi des Juifs. Puis ils se livrèrent au pillage. Le jour même, on donna au roi le nombre des tués dans Suse. Le roi dit alors à Esther: «À Suse, les Juifs ont tué cinq cents hommes. Comment, à ton avis, ont-ils procédé aux alentours?... Que demandes-tu donc encore? Tu l'auras aussi.»
Esther grec 9, 6-12

Viens Esprit de force et de douceur, viens Esprit de paix et d’unité

Dans la ville de Suse, les Juifs tuèrent cinq cents hommes ainsi que Pharsannestaïn, Delphôn, Phasga, Phardatha, Baréa, Sarbakha, Marmasim, Arouphaïos, Arsaïos et Zabouthaïos, les dix fils de Haman le Bougaïos, fils de Hamadathos, l'ennemi des Juifs.
On aimerait ne pas avoir à lire de tels versets dans la Bible. Mais voilà la Bible nous parle de notre humanité, et quand on lit l’actualité, on ne peut guère que constater que oui, c’est bien cela les errances de notre humanité, aujourd’hui encore on massacre, venge, tue… les armes sont différentes, les causes différentes, mais encore et toujours on lève les armes, on ôte des vies… Bien vous allez me dire, mais moi je n’ai pas d’armes, je ne veux pas de cette barbarie dans ma vie… moi non plus, mais je sais qu’on peut assassiner avec une seule parole, qu’on peut décocher des mots comme des flèches meurtrières, qu’on peut tuer à coup de mépris, ou simplement d’ignorance… alors aujourd’hui je regarde en mon cœur, mes mouvements de violence, et je les dépose devant Dieu.

Puis ils se livrèrent au pillage.
C’était bien connu des guerres anciennes, que ce pillage qui suivait l’écrasement de l’ennemi. On le voit encore ce pillage, parfois œuvre de bandits, parfois œuvre d’affamés. Vous allez me dire mais moi je ne pille pas… moi non plus… mais peut être qu’aujourd’hui je peux regarder mes convoitises, mes envies démesurées,… je peux regarder nos manières de piller les ressources de la planète… et les déposer devant Dieu.

Le jour même, on donna au roi le nombre des tués dans Suse. Le roi dit alors à Esther: «À Suse, les Juifs ont tué cinq cents hommes. Comment, à ton avis, ont-ils procédé aux alentours?...
Le roi cherche à rassurer Esther, il l’informe de l’actualité, de la vengeance du peuple juif. Il lui demande de parler à son tour, que pense-t-elle ?

Que demandes-tu donc encore? Tu l'auras aussi.»
Le roi l’invite à poursuivre, à aller au bout de sa requête… étonnant ce roi qui laisse ainsi décider. Dieu nous interroge de même, jusqu’où iras-tu ?
Je le laisse sonder mon cœur… je lui demande d’y venir, qu’il me donne son cœur.

Seigneur, nos guerres et nos violences sont variées, comment les regardes-tu ? Seigneur, le germe de la mort est en nous, viens en nos cœurs, viens déraciner tout germe de mal, de violence en nous, viens faire de nous des artisans de paix.