mardi 28 mars 2017

Celui qui te manifeste sa tendresse

Es 54
9 C’est pour moi comme les eaux de Noé :
à leur sujet, j’ai juré qu’elles ne déferleraient plus
ces eaux de Noé, jusque sur la terre ;
de même, j’ai juré de ne plus m’irriter
contre toi et de ne plus te menacer.
10 Quand les montagnes feraient un écart
et que les collines seraient branlantes,
mon amitié loin de toi jamais ne s’écartera
et mon alliance de paix jamais ne sera branlante,
dit celui qui te manifeste sa tendresse, le SEIGNEUR.

Viens Esprit Saint, permets-nous d’accueillir d’un cœur confiant la promesse que nous rappelle la parole de ce jour.

C’est pour moi comme les eaux de Noé : Dieu continue de s’adresser à «l’abandonnée ».

à leur sujet, j’ai juré qu’elles ne déferleraient plus ces eaux de Noé, jusque sur la terre :
à l’appui de sa promesse, il rappelle ce qu’il s’était dit après le déluge : « plus jamais je ne frapperai tous les vivants » (Gn 8,21).

de même, j’ai juré de ne plus m’irriter contre toi et de ne plus te menacer 
: une page est tournée, définitivement, l’Epouse ne sera plus jamais abandonnée, c’est le Seigneur lui-même qui l’a juré. Ainsi, non seulement elle voit la manifestation de sa tendresse, mais elle peut aussi en être assurée à jamais.

Quand les montagnes feraient un écart et que les collines seraient branlantes, mon amitié loin de toi jamais ne s’écartera : une amitié plus solide que tout, plus forte que tous nos écarts.

et mon alliance de paix jamais ne sera branlante :
une alliance qui demeurera, quelles que soient les circonstances, les apparences, une alliance sur laquelle nous pouvons fonder notre foi et l’assurance de notre bonheur.

dit celui qui te manifeste sa tendresse, le SEIGNEUR :
chaque paragraphe se termine ainsi en rappelant qui parle et en lui donnant une caractéristique : cette fois, Dieu est défini par sa tendresse.

Seigneur Jésus, Dieu de tendresse, tu nous manifestes ton amitié en un merveilleux échange que nous offre ton amour sans mesure. Emerveillés d’être ainsi l’objet de ton alliance, nous avons le désir d’y répondre, de vivre nous aussi dans la fidélité.

lundi 27 mars 2017

Une amitié sans fin

Es 54
7 Un bref instant, je t’avais abandonnée,
mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler.
8 Dans un débordement d’irritation, j’avais caché
mon visage, un instant, loin de toi,
mais avec une amitié sans fin je te manifeste ma tendresse,
dit celui qui te rachète, le SEIGNEUR.

Viens Esprit saint, viens en nos cœurs afin qu’ils attendent et perçoivent dans la confiance la manifestation de la tendresse de notre Dieu.

Un bref instant, je t’avais abandonnée : Dieu peut-il abandonner ? Lui-même, au verset précédent, vient de poser la question et il semblait bien que la réponse fut négative. Peut-être accepte-t-il seulement de respecter la distance que nous cherchons parfois à mettre entre lui et nous ?

mais sans relâche, avec tendresse, je vais te rassembler :
ce qui est frappant dans ces deux versets, c’est le jeu entre le provisoire de l’éloignement (« un bref instant ») et la permanence de la tendresse qui, elle, est présente « sans relâche ». Tendresse qui est à l’œuvre pour « rassembler » : soit l’homme lui-même dont elle « unifie le cœur », soit le peuple élu.

Dans un débordement d’irritation, j’avais caché mon visage, un instant, loin de toi :
Dieu n’est pas insensible, l’attitude de ses créatures l’affecte profondément jusqu’à l’irriter, jusqu’à lui faire détourner le visage. Mais là aussi ce n’est que pour « un instant ».

mais avec une amitié sans fin je te manifeste ma tendresse : et, 
là aussi, la tendresse, elle, sera manifestée « sans fin ».

dit celui qui te rachète, le SEIGNEUR :
telle est la parole, telle est la promesse de celui qui sauve.

Seigneur Dieu, toi qui nous as rachetés et qui nous offres ton amitié sans fin, nous te rendons grâce pour un tel don. Que ton amitié soit source de notre joie, et nous unirons nos voix pour chanter « Notre Dieu est tendresse ! ».

dimanche 26 mars 2017

Ton Dieu

Es 54
4 Ne crains pas, car tu n’éprouveras plus de honte,
ne te sens plus outragée, car tu n’auras plus à rougir,
tu oublieras la honte de ton adolescence,
la risée sur ton veuvage, tu ne t’en souviendras plus.
5 Car celui qui t’a faite, c’est ton époux :
« le SEIGNEUR de l’univers », c’est son nom ;
le Saint d’Israël, c’est celui qui te rachète,
il s’appelle le Dieu de toute la terre.
6 Car, telle une femme abandonnée
et dont l’esprit est accablé,
le SEIGNEUR t’a rappelée :
« La femme des jeunes années,
vraiment serait-elle rejetée ? »
a dit ton Dieu.

Viens Esprit Saint, donne-nous d’écouter la voix de notre Dieu qui nous rappelle sans cesse à lui.

Ne crains pas, car tu n’éprouveras plus de honte, ne te sens plus outragée, car tu n’auras plus à rougir : Dieu s’est d’abord adressé à la femme dans sa stérilité et lui a promis de nombreux fils. Ensuite, il s’adresse à la veuve, à celle qui n’a plus de mari et il lui promet la fin de sa honte.

tu oublieras la honte de ton adolescence :
les lecteurs d’Esaïe devaient s’y retrouver mieux que nous dans toutes ces allusions et voir dans cette honte de l’adolescence le temps de l’exil en Egypte où la nation n’avait pas encore d’époux.

la risée sur ton veuvage, tu ne t’en souviendras plus :
et dans la même ligne, la risée de la veuve concernerait l’exil à Babylone où elle ne l’avait plus.

Car celui qui t’a faite, c’est ton époux :
mais l’époux est là, elle lui doit la vie et le salut (le rachat). En ce thème des épousailles, on ne peut s’empêcher de penser au prophète Osée qui l’a si bien vécu et chanté : « il adviendra que tu m’appelleras « mon mari » (2,18)

« le SEIGNEUR de l’univers », c’est son nom : le Saint d’Israël, c’est celui qui te rachète, il s’appelle le Dieu de toute la terre :
c’est son époux, et c’est en même temps le Dieu de l’univers, le Dieu de toute la terre.

Car, telle une femme abandonnée et dont l’esprit est accablé, le SEIGNEUR t’a rappelée : " je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai à moi par la justice et le droit, l’amour et la tendresse" (Os 2,21)

La femme des jeunes années, vraiment serait-elle rejetée ? :
nous avons chacun une longue histoire d’amour avec notre Dieu, lui qui nous a tissés « dès le sein maternel ». Le Dieu fidèle ne peut se renier, il ne rejettera jamais celle à qui il a proposé son amour. A elle à son tour de lui être fidèle selon la parole d’Osée :  « elle répondra comme au temps de sa jeunesse (2,17)

a dit ton Dieu :
le Seigneur est à la fois « le Dieu de toute la terre » et il est mon Dieu. Celui aux yeux duquel je suis unique, celui avec lequel j’entretiens une relation à nulle autre pareille.

Seigneur, « tu es mon Dieu », donne-moi de demeurer en ton amour tout au long de ce jour, de vivre en ton intimité, de goûter ta tendresse.

samedi 25 mars 2017

Allonge tes cordages

Es 54
2 Elargis l’espace de ta tente,
les toiles de tes demeures, qu’on les distende !
Ne ménage rien ! Allonge tes cordages
et tes piquets, fais-les tenir,
3 car à droite et à gauche tu vas déborder :
ta descendance héritera des nations
qui peupleront les villes désolées.

Viens Esprit Saint, viens faire vivre cette parole en nous, qu’elle devienne réalité en nos cœurs.

Elargis l’espace de ta tente, les toiles de tes demeures, qu’on les distende : qu’il est suggestif ce verset ! Quelle belle invitation à l’ouverture, à l’accueil, l’hospitalité, et, plus précisément, dans le cas présent,  promesse de descendance.

Ne ménage rien :
la première promesse (33,20) était que les piquets ne seraient pas enlevés ni les cordes arrachées : les tentes tiendraient bon, en opposition avec les « tentes dévastées » et les « cordes arrachées » de Jérémie (10,20). Cette fois, on va bien au-delà, c’est toute son énergie qu’il faut mettre pour élargir la tente (la maison, la cité, le peuple, l’Eglise…).

Allonge tes cordages et tes piquets, fais-les tenir : combien cette image peut nous accompagner et inspirer tout qui a un jour planté une tente ancrée dans le sol par ses seuls piquets et ses cordages bien ajustés.

car à droite et à gauche tu vas déborder : promesse de descendance et de fécondité qui parcourt tout le Premier Testament depuis qu’elle fut adressée à Abraham. Il va y avoir « débordement », surabondance. Déjà les fils s’étaient plaint (49,20) : « l’espace est trop étroit, place pour moi ! Tiens-toi serrée que je puisse habiter ». Cette fois il ne s’agit plus de se serrer, mais de déborder, d’agrandir, d’élargir.

ta descendance héritera des nations qui peupleront les villes désolées : et à la descendance se joindront toutes les nations pour faire un seul peuple.


Seigneur Jésus, toi qui es venu pour tous les hommes, donne-nous un cœur aux dimensions du monde, creuses-y la place pour que nous puissions – sur tes pas – y accueillir tous nos frères.

vendredi 24 mars 2017

Des acclamations

Es 54
1 Pousse des acclamations,
toi, stérile, qui n’enfantais plus,
explose en acclamations et vibre,
toi qui ne mettais plus au monde ;
car les voici en foule, les fils de la désolée,
plus nombreux que les fils de l’épousée, dit le SEIGNEUR.

Viens Esprit Saint, viens nous faire entendre les promesses de salut qui nous sont adressées.

Pousse des acclamations : nous ouvrons un nouveau chapitre qui va être tout entier constitué d’un discours adressé par Dieu à Sion. La promesse de réhabilitation de la Cité sainte, déjà présente çà et là dans les chapitres précédents, va maintenant être largement développée.

toi, stérile, qui n’enfantais plus : cependant la ville ne sera jamais nommée, mais bien désignée par les différentes formes de déchéance dont elle fut l’objet : stérile, veuve, abandonnée… etc…

explose en acclamations et vibre, toi qui ne mettais plus au monde :
Jérusalem, vue comme l’épouse du Seigneur, peut faire éclater sa joie car elle retrouve cette place.

car les voici en foule, les fils de la désolée, plus nombreux que les fils de l’épousée, dit le SEIGNEUR :
voilà qui rappelle les paroles que Dieu vient d’adresser à son Serviteur (53,11) et il en sera ainsi tout au long de ce discours. L’Israël fidèle, dans la bouche du prophète, est à la fois figuré par le Serviteur et par Jérusalem.

Seigneur Jésus, mets sur nos lèvres les chants de louange, nous qui sommes témoins de tes bontés. Donne-nous de porter du fruit nous aussi et d’y trouver notre joie.