mercredi 17 janvier 2018

Je connaîtrai combien je suis fragile



Je connaîtrai combien je suis fragile :

    mon coeur brûlait en moi.
Quand j'y pensais, je m'enflammais,
et j'ai laissé parler ma langue.

Seigneur, fais-moi connaître ma fin,
   quel est le nombre de mes jours :
je connaîtrai combien je suis fragile.
                                                           Versets 4 et 5
             
Viens, Esprit Créateur, visite le coeur de tes fidèles...


mon coeur brûlait en moi:le coeur, siège de la pensée, des désirs et des décisions « brûle ».
Le psalmiste au verset 2 avait pris une décision et voilà que plus rien ne tient, tout s'enflamme.

Quand j'y pensais, je m'enflammais,:même ses pensées s'enflamment

Conséquence : et j'ai laissé parlé ma langue.
Que dit-elle cette langue ?

« Seigneur, fais -moi connaître ma fin, quel est le nombre de mes jours : je connaîtrez combien je suis fragile :
Connaître = avoir l'expérience concrète de quelque chose
Le psalmiste dit qu'il voudrait connaître combien il est fragile. Lui qui se croyait fort pour tenir sa décision, qui croyait pouvoir résister seul sur le droit chemin.
Il demande à Dieu de lui faire connaître sa fragilité( qu'il est éphémère ), que ses jours et le nombre de ses jours sont à Dieu qui en connaît la mesure.

Prière :  Seigneur, me voici avec tout ce que je suis.
              Ecoute le cri de ma douleur
 lectio préparée par les Veilleurs de la Belle Porte

mardi 16 janvier 2018

J'ai dit



J'ai dit :

J'ai dit : « Je garderai mon chemin
sans laisser ma langue s'égarer ;
je garderai un bâillon sur ma bouche,
tant que l'impie se tiendra devant moi. »
Je suis resté muet, silencieux ;
je me taisais, mais sans profit.
Mais mon tourment s'exaspérait,
                                                    psaume 38 2-3

Viens Esprit-Saint, éclairer notre compréhension de la Parole

Dans ce psaume 38, le psalmiste est un homme en grande souffrance.
Il médite sur le mystère de la vie face au criminel.

J'ai dit : le psalmiste prend une décision ! Que décide-t-il ?

 « Je garderai mon chemin sans laisser ma langue s'égarer ;
je garderai un bâillon sur ma bouche, tant que l'impie se tiendra devant moi. » :
Il décide comment il va se comporter tant que l'impie est devant lui.
Il va se taire, ne pas se plaindre, rester sur le chemin.
Chemin =  promesse de vie et de bonheur !

Je suis resté muet, silencieux ; je me taisais, mais sans profit.
Mais mon tourment s'exaspérait,
la traduction de la Bible de Jérusalem dit :
« Je me suis tu, silence et calme ;
    à voir sa chance, mon tourment s'exaspéra. »

« Je me suis tu, silence et calme ; : Le psalmiste a fait ce qu'il a décidé.
Le résultat est bon ! Le voici dans le silence et même le calme.

MAIS
 à voir sa chance, mon tourment s'exaspéra. »:le malin, le mal s’immisce en lui. Lui faisant miroiter la chance, le bonheur de l'impie.
Son tourment s'exaspère, il n'est plus sur le chemin sur lequel il voulait rester (verset 2)
Comme saint Paul (Rom 7, 21) le psalmiste pourrait dire : « Quand je veux faire le bien, le mal se présente à moi. »

Prière : Nous te confions, Seigneur nos décisions de ce jour.
Sois avec nous pour nous apprendre à les vivre.
Béni sois-tu.

lectio préparée par les Veilleurs de la Belle Porte

dimanche 14 janvier 2018

Seigneur, mon salut

Ps 37, 20-23
« (v. 20) Mes ennemis sont forts et vigoureux,
Ils sont nombreux à m’en vouloir injustement.
(v. 21) Ils me rendent le mal pour le bien ;
Quand je cherche le bien, ils m’accusent.
(v. 22) Ne m’abandonne jamais, Seigneur,
Mon Dieu, ne sois pas loin de moi.
(v. 23) Viens vite à mon aide,
Seigneur, mon salut ! »

Après l’aveu de la faute (v. 19), le psalmiste évoque de nouveau ses ennemis, eux qui sont « forts et vigoureux », alors que lui, le psalmiste, se dit « à bout de forces » (v. 7.9).

En plus de leur nombre, une nouvelle caractéristique les qualifie, à savoir de lui « en vouloir injustement ». La notion de justice / injustice est très fréquente dans les psaumes, car si souvent la justice est bafouée… Elle est aussi répandue sur notre terre, où tant d’hommes, de femmes et d’enfants souffrent l’injustice…

La souffrance que les ennemis lui causent ne s’arrête pas là : ils lui « rendent le mal pour le bien » ; bien plus, ils l’« accusent, quand (il) cherche le bien ».
Dans ces versets, le psalmiste plaide son innocence. Il dénonce chez ses détracteurs une recherche effrénée du mal.
Face à l’injustice, face aux souffrances et aux épreuves, confronté à ses ennemis, le psalmiste nous montre la voie à suivre. Il se tourne vers son Dieu :
« Ne m’abandonne jamais, Seigneur, Mon Dieu, ne sois pas loin de moi. Viens vite à mon aide, Seigneur, mon salut ! » (v. 22-23)
Le psalmiste s’adresse à Dieu à l’impératif. Sa prière est une injonction : « Ne m’abandonne jamais… ne sois pas loin… viens vite… ».

Les qualificatifs que l’auteur utilise pour définir Dieu sont une généreuse profession de foi : « Seigneur… mon Dieu… mon salut ». Le possessif à la première personne (« mon ») oriente vers la relation personnelle, vers le lien singulier que le psalmiste a tissé avec son Dieu.

Tandis que les « amis, compagnons, proches » se tiennent à distance (v. 12), Dieu, lui, est convié à se tenir « pas loin de moi ».
Ainsi Dieu est-il reconnu comme le Dieu proche, lui l’Emmanuel (« Dieu avec nous ») que l’on a célébré tout particulièrement pendant le Temps de Noël.
Tel est bien notre Dieu !

Mais pour qu’il en soit ainsi, il nous faut aussi l’appeler… Dans nos situations douloureuses, dans un quotidien éprouvé, osons-nous assez l’appeler à l’aide ? C’est aussi le sens de l’Office divin, à savoir de confier les intentions de ceux qui souffrent, proches et lointains…

Pour ton accueil de toutes nos situations lourdes et parce que tu ne laisses jamais aucun appel sans réponse, Seigneur, gloire à toi !

soeur Marie-Jean

samedi 13 janvier 2018

C'est toi que j'espère



Ps 37, 16-19
« (v. 16) C’est toi que j’espère, Seigneur :
Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.
(v. 17) J’ai dit : ‘Qu’ils ne triomphent pas,
Ceux qui rient de moi quand je trébuche !’
Ma douleur est toujours devant moi.

(v. 19) Oui, j’avoue mon péché,
Je m’effraie de ma faute »

Ces versets sont en lien étroit avec ceux que nous avons parcourus précédemment. En effet, nous évoquions le mutisme et la surdité du psalmiste face à ses détracteurs.
On découvre ici la raison de ce comportement : « C’est toi que j’espère, Seigneur : Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras ».
Face à la violence et à la malfaisance de ses ennemis, le psalmiste ne peut que se tourner vers son Dieu et espérer en Lui, sûr qu’il répondra à son fidèle.
Le psalmiste atteste de sa foi en la justice divine. Son Dieu n’est pas, lui, aveugle, sourd ou muet. Avec Lui, on peut entrer en relation et accorder sa confiance…
Au verset 17, le psalmiste rapporte la parole qu’il a prononcée devant son Seigneur : « Qu’ils ne triomphent pas, Ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »
Face à la menace d’autrui, face à ses ricanements ou ses moqueries, seule une parole adressée à Dieu peut ouvrir une brèche, être la première étape vers une libération…
Ce n’est cependant pas magique. La victoire n’est pas de suite acquise. Le psalmiste poursuit sa plainte, sans relâche :
« Et maintenant, je suis près de tomber, ma douleur est toujours devant moi » (v. 18)
Il nous confie sa souffrance, celle que peuvent éprouver tant d’hommes et de femmes sur notre terre. Face à cette souffrance, nous pouvons compatir, la porter devant Dieu.
Et si cette douleur est nôtre, portons-la aussi devant Dieu… Il ne peut que nous écouter.
« Oui, j’avoue mon péché, je m’effraie de ma faute » (v. 19)
Ce verset fait écho à la « faute » et à la « folie » (v. 4.6) du début du psaume. L’auteur est bien conscient d’un méfait, d’une faute qu’il a commise. Son aveu (« j’avoue mon péché… ») traduit un regret, une contrition… vraisemblablement un désir de pardon.
Dans ces versets, le psalmiste met devant nos yeux le lien qu’il a noué avec Dieu. Relation de confiance, d’aveu, d’espérance… 
A la suite du psalmiste, osons nous tourner vers notre Dieu pour lui confier tout ce qui est lourd, tout ce qui pèse dans nos vies humaines…

Pour ton oreille toujours disponible à entendre la confidence de ceux qui se tournent vers Toi, Seigneur, béni sois-tu !

lectio partagée par sr Marie-Jean