lundi 20 février 2017

Au début de ce jour

Es 48
6b Maintenant je te fais entendre des nouveautés
mises en réserve, que tu ne connaissais pas.
7 C’est maintenant qu’elles sont créées, et non pas depuis longtemps,
au début de ce jour, et tu ne les avais jamais entendues,
pour éviter que tu dises : « Vu ! Je les connaissais ! »
8 Sûr ! tu n’as pas entendu ;
sûr ! tu n’as pas eu connaissance ;
sûr ! ton oreille n’a pas été ouverte longtemps avant,
car je sais que tu as trahi, encore trahi,
et que l’on t’appelle « Révolté dès le sein maternel » !

Viens Esprit Saint, viens nous ouvrir les yeux sur la nouveauté de chaque jour.

Maintenant : on entre dans un autre temps comme nous l’avons déjà lu en 42,9 (les premiers événements les voilà passés, et moi j’annonce de nouveaux ». Dieu change de « pédagogie ». Avant il y avait la prédiction, longtemps à l’avance, prédiction qui se réalise sous leurs yeux. Mais « maintenant », il y a du neuf !

je te fais entendre des nouveautés mises en réserve, que tu ne connaissais pas : Dieu est aussi et toujours celui qui surprend. Le voilà qui parle de « choses nouvelles, secrètes et inconnues » (traduction de la BJ).

C’est maintenant qu’elles sont créées, et non pas depuis longtemps :
Dieu est celui qui crée sans cesse, qui donne existence, qui renouvelle.

au début de ce jour :
car ces nouveautés datent du début de ce jour, l’aujourd’hui est jour de grâce. « Un jour nouveau commence, un jour reçu de toi » chante une hymne.  

et tu ne les avais jamais entendues pour éviter que tu dises : Vu ! Je les connaissais : combien nous sommes vite habitués, blasés, combien nous croyons connaître ce que nous avons à peine entrevu… Dieu connaît le cœur de l’homme, il lui réserve chaque fois la surprise de nouveaux matins.

Sûr ! tu n’as pas entendu ; sûr ! tu n’as pas eu connaissance ; sûr ! ton oreille n’a pas été ouverte longtemps avant 
: le secret a été bien gardé dans le cœur de Dieu afin que l’homme puisse s’en émerveiller au moment voulu.

car je sais que tu as trahi, encore trahi, et que l’on t’appelle « Révolté dès le sein maternel 
: Dieu ne se fait pas d’illusion, mais il ne condamne pas non plus, il adapte simplement sa pédagogie à ce que nous sommes, il ne nous lâche pas, il s’obstine à nous montrer ses chemins.


Seigneur Dieu, toi qui fais toutes choses nouvelles,
quand passe le vent de l’Esprit,
viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui.

dimanche 19 février 2017

Ne l’annoncerez-vous pas ?

Es 48
3 Les premiers événements, depuis longtemps je les ai annoncés,
ils sont sortis de ma bouche, je les ai laissé entendre :
soudain j’ai œuvré, et ils sont survenus.
4 Comme je sais que tu es endurci,
que ta nuque est un tendon de fer
et que ton front est de bronze,
5 je t’ai annoncé les faits depuis longtemps ;
avant qu’ils surviennent, je te les ai laissé entendre,
pour éviter que tu dises : « C’est ma figurine qui est ici à l’œuvre,
c’est mon idole, ma statue, qui a donné ces ordres. »
6 Vous avez entendu la prédiction : regardez-la accomplie.
A votre tour ne l’annoncerez-vous pas ?

Viens Esprit Saint, donne-nous aujourd’hui d’entendre la parole et de la voir s’accomplir au milieu de nous.

Les premiers événements, depuis longtemps je les ai annoncés, ils sont sortis de ma bouche, je les ai laissé entendre : Dieu a un projet sur l’humanité, il n’agit pas au hasard, ni ne se laisse détourner par les évènements. Les prophètes ont parlé, et Esaïe veut montrer que cette annonce, Dieu l’a voulue comme preuve que c’est Lui qui agit.

soudain j’ai œuvré, et ils sont survenus : car il y a eu l’annonce, et puis il y a eu sa réalisation : Dieu s’est mis au travail, il s’est mis à l’œuvre, une œuvre de salut.

Comme je sais que tu es endurci, que ta nuque est un tendon de fer et que ton front est de bronze, je t’ai annoncé les faits depuis longtemps : l’homme a tellement tendance à s’attribuer les résultats, à revendiquer d’être maître de son destin en oubliant son créateur...  Dans sa pédagogie, Dieu annonce son action, longtemps à l’avance est-il même précisé !

avant qu’ils surviennent, je te les ai laissé entendre, pour éviter que tu dises : C’est ma figurine qui est ici à l’œuvre, c’est mon idole, ma statue, qui a donné ces ordres : ainsi Dieu, loin de « soumettre l’homme à la tentation », met tout en œuvre depuis longtemps pour lui éviter de se tourner vers de faux-dieux, pour lui montrer qu’il est le Dieu unique et fidèle.

Vous avez entendu la prédiction : regardez-la accomplie : ils sont beaux ces trois derniers verbes : une constatation au passé « vous avez entendu » (ainsi, Dieu reconnaît qu’il a été entendu), un ordre au présent  « regardez-là s’accomplir »

A votre tour ne l’annoncerez-vous pas ? : et enfin une question, une délicate invitation pour le futur, aussi inattendue que magnifique. Elle surprend, car Dieu vient de faire tant de reproches à son peuple, et voilà que soudain, il le voit capable d’être son témoin, ce peuple qui a entendu et voit. Et cela va encore plus loin, car il s’agit en quelque sorte de prendre le relais de Dieu lui-même ou au moins de son prophète : « à leur tour » ils vont annoncer la (bonne) nouvelle.


Seigneur Jésus, de tous temps, des hommes sont appelés à annoncer le salut. Ils ne sont pas choisis pour leurs qualités, ils sont désignés parce qu’ils ont eux-mêmes entendu et vu : donne-nous d’être de ceux-là, d’être témoins des merveilles que tu réalises sous nos yeux et que tu as promises de tous temps. Béni sois-tu.

samedi 18 février 2017

Ils revendiquent

Es 48
1 Ecoutez ceci, maison de Jacob,
vous qui vous appelez du nom d’Israël,
vous qui êtes issus des sources de Juda,
vous qui prêtez serment par le nom du SEIGNEUR
et redoublez vos rappels du Dieu d’Israël,
mais sans sincérité ni droiture :
2 ils s’appellent pourtant « Ceux de la Ville Sainte »,
ils revendiquent le soutien du Dieu d’Israël
dont le nom est « le SEIGNEUR de l’univers ». –

Viens Esprit Saint, viens nous rendre attentifs à la parole, afin que notre vie soit en accord avec notre foi.

Ecoutez ceci : Dieu n’arrête pas d’attirer l’attention de son peuple, de l’inciter à être attentif à sa parole : Ecoutez ! Cette injonction résonne sans cesse dans les prophètes.

maison de Jacob, vous qui vous appelez du nom d’Israël, vous qui êtes issus des sources de Juda : car ils « sont » la maison de Jacob, ils le revendiquent clairement en s’appelant eux-mêmes de ce nom, comme on porte un patronyme, et cela est juste puisqu’il sont issus du cœur même du peuple, de la tribu de Juda, celle qui a donné la lignée de David.

vous qui prêtez serment par le nom du SEIGNEUR et redoublez vos rappels du Dieu d’Israël 
: outre ces références, il y a aussi le fait que ce peuple reconnaît lui-même le Seigneur pour son Dieu et qu’il le prie.

mais sans sincérité ni droiture :
malheureusement ce n’est que façade ! Ce n’est ni selon la vérité ni selon la justice, comme dirait la traduction littérale.

ils s’appellent pourtant « Ceux de la Ville Sainte » : l’appellation ne dit pas toujours le cœur de l’homme… que de dénominations trompeuses chez les hommes…

ils revendiquent le soutien du Dieu d’Israël dont le nom est « le SEIGNEUR de l’univers » :
ils revendiquent l’aide de leur Dieu, mais ils ne voient pas qu’il est plus grand qu'ils ne le voient, que c’est tout l’univers qu’il a fait et qu’il conduit. Surtout ils ne comprennent pas qu’il n’y a rien à revendiquer, que l’amour et l’aide de Dieu leur sont déjà acquis, qu’il en appelle seulement à leur fidélité.

Seigneur Christ, nous aussi nous nous faisons appeler de ton nom, nous sommes issus d’une longue histoire d’Alliance, nous aussi nous t’adressons nos appels… Nous te supplions, mets en nos cœurs la sincérité, le désir de te connaître, de conformer nos vies à ta parole.

mercredi 15 février 2017

irrévocable



Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c'est une parole irrévocable : Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue en disant : Dans le Seigneur seul sont la justice et la force. Jusqu'à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s'enflammaient contre lui. C'est dans le Seigneur qu'elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d'Israël.
Isaïe 45, 23-25

Viens Esprit Saint, viens illuminer nos cœurs par ta parole. Viens Esprit Saint, viens transfigurer nos vies, par l’écoute de la Parole. 

Je le jure par moi-même, ce qui sort de ma bouche est la vérité, c'est une parole irrévocable :Le Seigneur est solennel dans son appel. Il annonce qui il est, il annonce le salut, et se porte garant de sa propre parole. Nul plus grand que lui ne pourrait en effet se porter garant pour lui. Sa Parole est vraie, et depuis les origines elle est efficace, elle fait ce qu’elle dit, comme simultanément. En Dieu aucune distance entre la parole et l’agir, entre le dire et le faire, entre le dire et l’être. Il est le Véridique.

 Oui, devant moi tout genou fléchira, par moi jurera toute langue en disant : Dans le Seigneur seul sont la justice et la force.
Face à la révélation de Dieu, un jour viendra, où tous les reconnaitront, l’honoreront, le confessera vrai Dieu, garant de la justice, seul Dieu fort, capable d’offrir le salut à tous.

Jusqu'à lui viendront, couverts de honte, tous ceux qui s'enflammaient contre lui.
Tous ceux qui n’ont pas accueilli Dieu, ne l’ont pas reconnu, tous ceux qui ont préféré des idoles, ils viendront honteux, devant la découverte de ce Dieu qu’ils avaient renié, rejeté, qu’ils avaient refusé d’accueillir, de reconnaître.

C'est dans le Seigneur qu'elle obtiendra le triomphe et la gloire, toute la race d'Israël
Inutile de chercher ailleurs. Apprendre à se fier au Seigneur, marcher dans ses voies, là est le seul chemin pour Israël, pour ceux et celles qui aujourd’hui forment l’Israël nouveau, ceux et celles qui lui donnent leur foi, et accueillent sa parole

Seigneur, ta gloire c’est ton amour. Fais que tous nous le découvrirons tandis que nous lisons ta Parole. Ton triomphe, c’est ta victoire pascale, ta victoire sur le mal, sur la mort. Augmente en nous la foi, que ce salut que tu nous offres guide nos pas, fortifie notre espérance.

mardi 14 février 2017

tous les confins de la terre



Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations ! Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas. Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent ! Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l'avait annoncé jadis, n'est-ce pas moi, le Seigneur ? Il n'y a pas d'autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n'y en a pas excepté moi. Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n'y en a pas d'autre.
Isaïe 45, 20-22

Viens Esprit de Jésus, viens célébrer en mon cœur la joie du salut.

Rassemblez-vous et venez ! Approchez tous ensemble, survivants des nations !
Le Seigneur convoque toutes les nations, il les invite à se rassembler auprès de lui ! On imagine une fameuse assemblée, si seulement tous les peuples voulaient entendre son appel ! Nous pouvons prier pour qu’advienne ce rassemblement des nations, qui signerait la fin des conflits, le début d’une heure nouvelle, où tous sont frères.

 Ils sont inconscients ceux qui transportent leurs idoles de bois, qui prient un dieu qui ne sauve pas.
Ce n’est pas la première fois que le prophète s’en prend au culte des idoles. Cela a toujours été une tentation pour l’humain, de se fabriquer un dieu à sa mesure, d’idolâtrer un objet… de lui vouer sa foi.

 Annoncez, produisez vos preuves, que même ils se concertent !
Le Seigneur convoque les humains, ceux qui se fient aux idoles en particulier. Qu’ils viennent avec leurs idoles, qu’ils montrent leurs œuvres de salut. Une idole ne sauve pas clame Isaïe.

 Qui avait proclamé cela dans le passé, qui l'avait annoncé jadis, n'est-ce pas moi, le Seigneur ? Il n'y a pas d'autre dieu que moi. Un dieu juste et sauveur, il n'y en a pas excepté moi.
Et le Seigneur appelle, invite une fois encore, avec insistance, à le reconnaître lui, pour seul vrai Dieu, seul sauveur. Serait-il jaloux des idoles ? Non, il est seulement désireux de combler tous les hommes de son salut.. il est désireux que nul ne se perde dans un culte de rien. Que nul ne place son espoir en un dieu qui ne peut sauver, qui ne peut l’exaucer.

Tournez-vous vers moi et vous serez sauvés, tous les confins de la terre, car je suis Dieu, il n'y en a pas d'autre.
De quoi rendre grâce aujourd’hui et tous les jours de notre existence. C’est à chacun que le Seigneur offre son salut, sans condition de race, langue, etc… c’est les confins de la terre qui sont convoqués. Les confins de notre être aussi, ces lieux de nous-mêmes qui nous oppressent, nos côtés obscurs, notre être pécheur. Tous, tels que nous sommes, nous sommes invités à entendre cet appel, à nous tourner vers le Seigneur, l’unique, le Dieu sauveur.

Seigneur, attire-nous à toi, tourne nous vers toi encore et toujours. Fais que tout au long de ce jour nouveau, nous entendions ta voix, nous accueillons ton message.